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29 nov 2009

NaNo 2009

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Bon, j’avais clairement été beaucoup trop optimiste (et un peu naïve) quand j’ai pensé que je pouvais tenter les 100k cette année. Honnêtement, je pense que j’aurais pu arriver sans trop de soucis à 75k, comme l’an dernier, si je n’avais pas passé toute la première semaine à faire une correction urgente qui m’a pris tout mon temps libre, s’il n’y avait pas eu les Utopiales ET le salon de Lyon.

Cela dit, je suis quand même parvenue aux 50k, ce qui est mieux que rien. Je n’ai pas l’intention de relâcher mes efforts, je me suis donné jusqu’au 31 décembre (2009 ^^) pour terminer le 7ème et dernier tome du 1er cycle, normalement, ça doit être faisable.

La petite bannière de circonstance :

NaNo09

05 nov 2009

Les dialogues

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M’étant vraiment remise à écrire récemment, je me suis rendu compte d’un problème qui tue vraiment mes textes : les dialogues. Après y avoir pas mal réfléchi, j’en suis parvenue à distinguer plusieurs causes qui font que mes dialogues ne sont pas réalistes, et j’ai proposé à Ness de vous les exposer. J’ai quelques réponses, mais pas toutes, et ce ne sont que des suggestions, rien d’absolu. Je serais ravie de voir vos commentaires et vos propositions !

1. La place du dialogue

Quand utiliser un dialogue ? En général, j’utilise un dialogue… quand je ne peux pas faire autrement. J’exagère un peu, mais dans l’idée, c’est ça. En gros, j’utilise un dialogue quand il apporte quelque chose à l’histoire ou aux personnages. Soit il fait avancer l’intrigue (une révélation, notamment), soit il caractérise un personnage ou la relation entre les deux interlocuteurs. Je sais que beaucoup d’auteurs (comme Ness, d’ailleurs) les utilisent plus fréquemment, et qu’ils le font avec brio, mais j’ai du mal à manier les dialogues et je préfère me limiter.

2. Les différentes voix des personnages

Evidemment, personne ne parle de la même façon. Le problème, c’est que tous les personnages d’un roman et leurs dialogues sortent de l’esprit du même auteur, et donc forcément, ils ont tendance à tous parler de la même façon.

Là-dessus, je vous conseillerais un très bon article de io9 que vous pouvez retrouver ici. Comme il est en anglais, je vais résumer quelques conseils donnés par l’auteur :

  • écouter des vrais gens parler, dans un café par exemple
  • essayer d’écouter la voix des personnages (quelque chose me dit que c’est la technique de Ness ^^)
  • faire attention à qui s’adresse le personnage qui parle
  • donner des tics verbaux et/ou des mots habituels aux personnages
  • varier la longueur des phrases et la ponctuation…

Maintenant, je n’ai plus qu’à les suivre ^^ D’autres suggestions ?

3. La familiarité

La familiarité des dialogues est typiquement un problème que je n’ai jamais résolu. J’avoue ne lire que des romans en anglais, parfois des traductions, et je n’ai aucune idée de la façon qu’ont les auteurs français de se dépatouiller avec ce problème.

Pour mieux m’expliquer, un exemple bête : un de mes personnages sort une cigarette et demande à l’autre si ça le dérange. Comment poser la question ? Dans la vraie vie, un fumeur dirait quelque chose comme “ça te dérange pas ?”, mais c’est trop familier pour un roman (à mon sens, tout du moins). Plusieurs possibilités s’offrent : “ça ne te dérange pas ?”, “la fumée te dérange-t-elle ?”… J’ai finalement opté pour “est-ce que ça te dérange ?”, mais du coup, j’arrive à un autre problème : toutes mes questions commencent par “est-ce que”, parce que j’ai l’impression que les autres alternatives sont trop familières ou trop soutenues. Comment faites-vous, dans ce genre de cas ?

Je suis actuellement en train de lire Dead until dark de Charlaine Harris, et plusieurs de ses personnages ont une façon de parler très orale, mangeant des mots, utilisant de l’argot. De la même façon, dans Harry Potter, j’ai beaucoup aimé les dialogues d’Hagrid ou de Fleur, par exemple, parce qu’on les entendait vraiment parler. Par contre, j’ai l’impression que ces deux exemples ne fonctionneraient pas en français. Est-ce que vous pensez que c’est une spécificité de l’anglais de permettre cette liberté ou que l’on peut aussi s’autoriser en français à employer un langage familier, avec des tics de langage ?

4. Hors du dialogue

Ahem… C’est là que vient tout le problème. Interrompre le dialogue pour placer des pensées du personnage, une réaction physique de son interlocuteur ou autre.

Pour ce qu’il est des “dit-il”, “demanda-t-il” et autres, je les évite, ça enlève la moitié des répétitions ^^ Le dialogue doit normalement pouvoir être compris sans ces mots, ou avec un minimum d’entre eux, surtout quand il n’y a que deux interlocuteurs. Je me rappelle d’une époque où je mettais systématiquement ou presque “demanda-t-il” ET “répondit-elle”. C’est une réponse, on s’en doutait sans que ce soit écrit. Et vu que la question lui était adressée à elle, évidemment que c’est elle qui répond. Cet exemple vous semble extrême ? C’est sûr, et pourtant, j’ai parfois envie de sortir un crayon rouge pour en rayer certains dans des romans publiés que je lis.

Par contre, je n’hésite pas à interrompre un dialogue pour détailler la pensée de mon personnage. Un petit exemple :

— Tu ne pourrais pas partir, on te manquerait trop, murmura James.

Sebastian ne s’en savait que trop capable. Il savait que partir voudrait dire qu’il avait été incapable de tenir sa promesse, qu’il fuyait, mais Dublin, l’Irlande, l’étouffaient.

Sebastian réfléchit (il devrait arrêter, d’ailleurs, ça lui fait du mal) et ça me permet de montrer des pensées qu’il n’exprimera pas à voix haute. Je profite généralement d’une question rhétorique ou d’une phrase qui n’appelle pas de réponse pour faire ça : on ne se met pas soudain à partir dans des pensées philosophiques quand quelqu’un nous parle ^^ De même, je fais attention à ce que ces réflexions restent relativement courtes.

Voilà donc une petite liste des problèmes que je rencontre avec mes dialogues. Rencontrez-vous les mêmes ? Comment les réglez-vous ? D’autres problèmes de votre côté ?

27 oct 2009

NaNoWriMo 2009

Publié sur Les Enfants de l'Ô. Merci de laisser vos commentaires sur le blog principal.

Encore une fois, je participe au NaNoWriMo. J’ai participé en 2005, en écrivant le premier jet du premier tome des Enfants de l’Ô. Je crois que j’ai écrit 65′000 mots cette année-là. En 2006, je commençais mon nouveau boulot le 1er novembre, donc pas terrible pour se concentrer sur un NaNo. En 2007, j’étais malade. En 2008 aussi, mais j’ai quand même réussi à me mettre suffisamment de coups de pied aux fesses pour écrire 75′000 mots. Cette année, je participe de nouveau, j’espère atteindre au minimum les 50′000 mots. En réalité, mon souhait est de terminer le tome en cours des Enfants de l’Ô (que je ne sais toujours pas comment appeler. Tome 6 ? Tome 7 ?).

Je ne peux pas vraiment dire que je respecte les règles du NaNo, étant donné que je continue un roman en cours, et que je n’ai pas l’intention de m’abstenir d’écrire la suite avant le 1er novembre. Cela dit, je ne compterai les mots pour le NaNo qu’à partir du 1er, évidemment.

J’imagine avancer pas mal pendant la première semaine de novembre, étant donné que je prends le train le 1er pour 4h30 de TGV, et le 2, pour 2h de TER, le 7 de nouveau pour 2h de TER, de même que le 8. Et je n’écris jamais aussi bien que quand je suis dans le train. (et bien sûr, maintenant que j’ai dit ça, je vais me retrouver avec un blocage, un ordi en panne, une mamie qui voudra absolument me raconter sa vie dans les moindres détails deux ou trois fois, une migraine atroce… Non non, je ne suis pas du tout pessimiste ^^)

J’espère pouvoir avancer également lors d’une des Nuits de l’Ecriture. Bon, pas 10′000 mots, ça, si j’y arrive en trois ou quatre jours, je serai bien contente, mais au moins le double du quota journalier du NaNo.

Sur ce, les liens qui vont bien : le site officiel du NaNoWriMo, l’entrée sur le NaNoWriMo pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, le forum des Nuits de l’Ecriture.

Et la petite icône :

07 oct 2009

Discipline, discipline !

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J’avance lentement mais sûrement dans le dernier tome du premier cycle des Enfants de l’Ô (que je ne peux pour l’instant ni appeler tome 6, ni appeler tome 7… c’est un peu le problème…), mais si je pouvais avancer plus vite, ce ne serait pas du luxe.

Donc j’ai décidé de me mettre au défi de terminer le premier jet du tome en question pour le 31 décembre 2009. Honnêtement, avec un peu de motivation, je devrais y arriver, je ne suis pas siiii loin de la fin. Et en novembre, il y a le NaNo, ce qui fait que je peux plus ou moins compter sur 50′000 mots en un mois si je me mets des coups de pied aux fesses.

Je vais essayer de relater mes “progrès” sur le blog, histoire d’avoir l’impression que j’avance :)

Qui veut s’automotiver avec moi ? ^^

19 juin 2009

La Nuit de l’Ecriture

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Je voulais en parler déjà hier, mais je me suis laissée submerger par les trucs à faire, et ça m’est sorti de la tête. Ce soir, Gaby a organisé une nouvelle “nuit de l’écriture”. Le principe : écrire 10′000 mots entre 21h30 et 4h00 du matin. Le slogan : écrire ou dormir, il faut choisir.

Continuer un projet, en commencer un nouveau, libre à vous de décider. Et si on ne parvient pas à faire les 10′000 mots (je sais par exemple que j’en suis incapable, mon maxi est 8′000 mots en 12h), ce n’est pas grave, l’important, c’est de participer et d’avancer un peu.

Gaby a également créé un forum pour cet événement et ses futures cessions : le forum.

On s’y retrouve ce soir ? :)

08 jan 2009

Interview

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Imagineria a fait une interview de moi, que vous pouvez trouver sur son blog. J’y parle de mes techniques d’écriture et des raisons pour lesquelles j’ai mis les Enfants de l’Ô sur le net. Imagineria a également réalisé plusieurs autres interviews, que je vous encourage à aller lire, ainsi que ses passionnants articles.

01 déc 2008

NaNoWriMo 2008

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75′000 mots en un mois. J’ai tenu bon. Maintenant, je me repose.

23 nov 2008

Le début de la fin !

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Ça y est, j’ai passé la barre des 50′000. Depuis hier soir, en fait. Je continue ma progression lente, beaucoup trop lente, vers les 75′000, tout en sachant que j’ai encore un boulot énorme après le 30 novembre pour terminer ce 5ème opus.

Mon roman me fait peur. Pas par sa longueur, non, après tout, ceux qui me connaissent savaient bien que j’allais écrire quelque chose d’énorme. Mais parce qu’avec ce 5ème tome, je boucle le premier cycle. Je ne peux pas en dire trop pour cause de spoiler, mais… Je crois que je vais avoir l’impression que quelqu’un de proche est mort, quand j’écrirai le point final. Au moins pour quelques jours. Pour le moment, j’ai une vague idée de la suite (enfin, non, je connais la suite), et repartir pour un tour me fait peur.

D’un autre côté, impossible d’arrêter. Si je ne me plonge pas directement dedans, je sens que je vais laisser ce roman de côté, repousser tout le temps le moment de commencer, pour finir par abandonner. Et je ne pourrais pas faire ça à mes lecteurs. Mais… un nouveau cycle, de nouveaux personnages, une nouvelle intringue, la perte de mon environnement familier, la séparation d’avec les personnages que je connais par coeur, que j’ai chéri pendant toutes ces années… C’est horrible. Franchement, je ne sais pas comment faire. Ça se trouve, je vais finir avec une dépression post-partum, ça ne m’étonnerait qu’à moitié.

Que faire ? Actuellement, les Enfants de l’Ô, c’est ce qui me permet de tenir (et en même temps, je m’épuise et me ruine la santé à terminer ce 5ème tome). J’ai vraiment peur de ce qui va se passer quand je bouclerai ce fameux 5ème tome, celui que j’aurai mis près d’un an et demi à écrire.

Le travail qui m’attend derrière me rassure en partie. Depuis le tout début, je repousse le moment de faire des fiches, de développer mon monde de manière logique (mais cette fois, l’apparente “incohérence” du monde futuriste qui ressemble à notre XXème siècle a été expliquée. Vieux motard que jamais, comme on dit. Après tout, expliquer à cent pages de la fin, c’est quand même expliquer !). Je sens que mon appartement va se tapisser de grandes frises chronologiques, que mon bureau va croûler sous un énorme plan, dans lequel je vais reprendre point par point CHAQUE scène de l’histoire. Que je vais m’arracher les cheveux en corrigeant le premier tome… Pffff… Drôle de truc, ce roman. Un peu comme un sale gosse qu’on est content de foutre en pension, mais qui nous manquera quand même.

21 nov 2008

NaNoWriMo - Work in Progress

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Et voilà, la première entrée NaNo WIP. Je ne pense pas tenir un compte jour après jour, mais j’updaterai cette page avec la petite barre de statistiques du site de NaNo.

Pour l’instant, je ne suis pas en retard, c’est déjà ça :)
Update : hier soir, j’ai bien bossé, et… 7000 mots totalisés au compteur pour l’instant.

Petite update au 21 novembre… J’ai abandonné le goal de 50k. Non, définitivement, je n’y arriverai pas. Donc, je fonce, et je tente le 75k. Ce qui me laisse 25k de plus pour approcher la fin de mon 5ème tome, qui prend des proportions effrayantes (bon, toute raison gardée, hein, je ne suis pas en train de vous faire le seigneur des anneaux). Par contre, ce qui a été effrayant, c’est que Word n’a pas pu m’afficher le nombre de signes, espaces comprises, en entier, et m’en a tronqué un bout… Bon, c’est mon écran qui devait être trop petit, j’imagine.

En tout cas, ma prévision originelle de 150k pour ce 5ème tome était clairement utopique. Je penche maintenant vers les 250k. J’en suis à 190k, j’espère (mais espoir vain, je sais) terminer autour des 220k, sachant qu’il me reste pas mal de trucs à dire et que le dernier chapitre fera à lui seul sans doute autour des 20k… Pfff…

Après ça, franchement, je crois que je me laisse mourir dans un coin.

Les paris sont ouverts. Il me reste 8 jours pour écrire 30k, qui pense que je peux le faire ? Qui pense que je vais me viander ? Qui s’en fout ?

20 nov 2008

Plot attack !

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Imaginez que vous écrivez tranquillement (ou fébrilement) une scène bien tracée, qui suit son petit bonhomme de chemin. Vous êtes content de ce que vous avez fait (ou pas, tout dépend de votre personnalité), et vous terminez votre scène, avec la ferme intention de vous récompensez avec un paquet de biscuits ou un épisode de Dr House. Sur le chemin de la cuisine, bam !

Vous venez de vous faire attaquer par un nouveau développement de l’intrigue. Vite, très vite, les rouages se mettent en branle et vous voyez apparaître toutes les nouvelles possibilités apportées par ce tournant inattendu. Vous vous rendez compte que malgré les six mois que vous aviez passés à imaginer la ligne directrice de votre roman, les différentes scènes, le découpage des chapitres, ce nouveau développement de l’histoire, tracé vite fait bien fait en cinq minutes, est bien plus intéressant que tout ce que vous aviez pu imaginer auparavant.

Vous remettez tout un pan de l’histoire en question (un pan pas encore écrit, heureusement), vous vous posez, presque tremblant d’excitation, devant votre télé avec votre paquet de biscuits, et vous éteignez le poste au bout de quelques minutes, parce que de toute façon, Dr House, vous vous en fichez, vous n’avez plus qu’une idée en tête : développer cette nouvelle intrigue.

Bravo, vous venez de subir une plot attack :)

(je ne sais pas si ce terme existe, mais je trouvais ça plutôt approprié)

Et vous, plot attack or not plot attack ?

23 oct 2008

NaNoWriMo

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Késako ? Pour ceux qui ne connaissent pas encore, le NaNoWriMo est le National Novel Writing Month. Depuis 1998, chaque mois de novembre, les participants se réunissent pour affronter un défi commun : écrire 50′000 mots en 1 mois. Le but n’est pas de continuer un roman existant, mais d’écrire quelque chose de tout nouveau, sans revenir en arrière, sans se bloquer sur le style, et, en gros, d’écrire le premier jet d’un roman en 1 mois.

J’ai participé de manière non-officielle en 2005, lorsque j’ai écrit le premier tome des Enfants de l’Ô. Non-officielle, car j’avais déjà 10′000 mots avant de commencer (alors qu’on est censé commencer le 1er novembre et pas avant) et qu’il s’agissait d’une histoire “ancienne”. Cela dit, j’ai écrit 65′000 mots, et j’ai continué ensuite pendant le mois de décembre, ce qui m’a permis de terminer ce premier tome assez rapidement.

Le NaNoWriMo (abbrégé NaNo) est un vrai défi disciplinaire, pour ceux qui ont du mal à s’atreindre à un nombre de mots fixe chaque jour. 50′000 mots en 30 jours correspondent à un total quotidien de 1667 mots, si je me souviens bien (pas envie de refaire le calcul).

En ce moment, c’est l’effervescence sur les forums et dans les communautés d’écriture : Nano J-7 ! Cette année, je ne pensais pas participer, parce que je n’avais pas prévu d’être aussi en retard sur mon planning. J’ai fait une espèce de grosse rechute suite à l’arrêt de mes médicaments (demandé par mes médecins), donc depuis lundi, je passe mon temps à dormir et j’ai écrit… 1 ligne. Normalement, je teste un nouveau médoc mercredi (enfin, j’espère…), j’imagine qu’il y aura 10′000 effets secondaires, mais logiquement, j’aurai davantage d’heures de veille utilisables pour l’écriture. Car écriture il y aura, étant donné qu’il me reste… environ 50′000 mots pour terminer ce 5ème tome (évalué “à la Ness”, donc ça se trouve, ce sera plutôt 65′000, mais je vais tout faire pour limiter le nombre de mots). Du coup, je participe cette année encore, de manière inofficielle (même si je suis inscrite sur le site pour suivre les avancées de mes “writing buddies”), et je vais faire mon possible pour terminer ENFIN ce 5ème tome :)

A partir du 1er novembre, je mettrai la petite barre “compte de mots”. Un peu double-emploi avec mes barres “compte de mots” à moi, mais ça permettra de voir l’avancée sur le mois :)

Et vous ? Nano or not nano ?

11 oct 2008

1500 mots par jour - le bilan

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Après l’essai plutôt concluant des mille mots par jour (que j’ai arrêté au mois d’août à cause de mon gros projet), je retente l’aventure avec 1500 mots par jour, cette fois-ci. L’idée étant de terminer mon tome 5 pour fin septembre (c’est plus une utopie qu’une idée, mais bon, l’espoir fait vivre).
Le 3, rien écrit pour raisons personnelles. Le 4 et le 5, j’étais au lit avec de la fièvre (très bonne excuse, s’il en est), j’ai donc commencé le 6. (j’ai tout de même écrit 900 mots le 5, je crois)

  • 06/09/08 : 1900 mots.
  • 07/09/08 : 1700 mots, et je commence à arriver au bout du chapitre maudit.
  • 08/09/08 et 09/09/08 : rien, ou en tout cas pas grand-chose. Probablement 1000 mots entre les deux jours.
  • 10/09/08 : 1200 mots, mais avec la grippe et de la fièvre, je pense que c’est raisonnable.
  • 11/09/08 : 1500 mots, et le chapitre maudit a été terrassé.
  • 12/09/08 au 27/09/08 : euh… comment dire… j’ai un peu perdu le compte. Je suis à nouveau tombée malade (c’est bien ma veine), je suis partie à Nancy, du coup, je ne sais pas trop où j’en suis dans les mots / jour. Tout ce que je sais, c’est que j’ai + 11′200 mots au compteur. Ça ne fait pas 1500 mots par jour, mais bon, c’est assez honorable quand même, je trouve ^^ Problème principal, mon chapitre 17 fait ces 11′200 mots, justement, et il n’est pas encore terminé… Et non, ce n’est pas du tout le dernier chapitre du roman, hein, c’est juste qu’il s’y passe plein de trucs…
  • 28/09/08 : 1800 mots, ou quelque chose comme ça.
  • 29/09/08 : gros blocage à cause d’une scène qui me posait problème. J’y ai réfléchi toute la journée sans trouver de solution… Là, je viens enfin de terminer le fameux chapitre 17 (c’est marrant, à part ça, mon gros blocage de la troisième partie, c’était aussi le chapitre 17… ça doit être un chiffre maudit), j’ai ajouté environ 1000 mots au compteur. Mais là, j’arrête, inutile de commencer le chapitre 18 juste pour les 500 mots. Surtout que je n’ai pas encore vraiment décidé ce que je faisais avec. Parce que le souci, c’est que là, j’ai 130′000 mots pour mon cinquième tome, et qu’en théorie, il me reste 20′000 mots pour le terminer. Genre. Le dernier chapitre de ce cinquième tome à lui seul doit faire ces 20′000 mots, à mon avis. Et il me reste encore 1/3 de l’histoire à caser… Donc, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, je peux annoncer sans trop me mouiller que le cinquième tome sera le plus gros de ce premier cycle :) Et une petite private joke destinée à Ephy, si elle passe par-là : “Non, il n’y aura PAS de sixième tome” (en général, ce genre de phrase suffit à le faire venir, le sixième tome ^^).
  • 30/09/08 au 10/10/08 : plein de trucs, genre le salon de Mouans-Sartoux, et plein de fois où j’ai écrit et où j’ai oublié de marquer mes mots.
  • 10/10/08 : 2000 mots, rien que ça.
  • 11/10/08 : 6000 mots, rien que ça. Chapitre 17 terminé (je l’ai rallongé) et chapitre 18 terminé aussi. Et là, maintenant, je vais m’abrutir devant la télé, my brain is DEAD.

11 sep 2008

Chapitre maudit

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Ça y est, le chapitre maudit est terminé. Chapitre maudit ? Je m’explique.

Vous est-il déjà arrivé d’être passionné par un projet, mais dans ce projet, il y a une étape nécessaire, ennuyeuse, que vous n’avez pas la moindre envie de faire mais qui est indispensable à tout le reste du projet ? C’est un peu le principe du chapitre maudit.

Ayant été longtemps dans l’incapacité d’écrire (problèmes de santé), la cinquième partie a été commencée, puis arrêtée pendant de longs mois, puis recommencée lentement. Problème : dans ma tête, l’histoire s’est développée, avec pas mal de rebondissements intéressants, et je me retrouve à piétiner d’impatience tellement j’ai hâte d’arriver à la fin, sans doute les quelques scènes les plus palpitantes de l’ensemble du premier livre (ce qui représente plusieurs centaines de pages. Euh, ok, je vais être honnête. Plus de mille pages). Or, un chapitre nécessaire mais qui ne m’attirait pas plus que cela (sûrement parce que je savais déjà tout ce qui allait s’y passer) devait encore être écrit avant de pouvoir foncer dans les nouveaux rebondissements, les nouveaux développements de l’histoire.

Ça a été dur de me motiver, mais c’est bon, le chapitre maudit est clos.

Quelqu’un m’a dit “si ça ne coule pas, c’est qu’il y a un problème en amont”. Je me suis posé cette question, mais j’ai du mal à m’en convaincre. Je n’ai pas l’impression qu’il y ait quoi que ce soit comme problème, à part évidemment ma propre impatience. Les lecteurs qui vont arriver sur le chapitre maudit ne se rendront compte de rien (en tout cas j’espère :) ça se trouve, je vais lancer un sondage “ce chapitre est-il le chapitre maudit ?” en haut de chaque nouveau chapitre publié ^^), mais moi, je suis obligée d’avoir une vision tritemporelle de l’histoire : passé, présent, futur.

Dans chacune des cinq parties des Enfants de l’Ô, il y a eu des chapitres maudits. Maudits, mais pas pour les mêmes raisons. Dans la première partie, mon chapitre maudit était le chapitre du procès, que François m’a très justement suggéré de virer entièrement (ce que je ne peux malheureusement pas faire, mais je vais faire au mieux). Dans la deuxième partie, euh… il y en avait un, mais ça ne m’a pas marquée. Dans la troisième partie, il y a eu un chapitre maudit, dont j’ai repoussé l’écriture jusqu’au dernier moment parce que je craignais de ne pas être à la hauteur. Je ne suis toujours pas sûre de l’avoir été, mais mes quelques bêta-lecteurs m’ont assuré que oui.

Je pense que, bien souvent, le chapitre maudit vient du fait qu’on ne maîtrise pas parfaitement le sujet que l’on aborde, ou, paradoxalement, qu’on le maîtrise trop, ce qui nous pousse à faire des raccourcis pas toujours clairs pour le lecteur (qui, lui, n’a pas passé une année à réfléchir à l’histoire) ou à perdre la spontanéité de l’écriture.

Et vous ? Chapitres maudits ou pas ?

02 sep 2008

Back from the deads

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Pas du tout bossé sur les Enfants de l’Ô ce mois-ci. Il faut dire que j’étais pas mal occupée vu que j’ai fait ceci. Ne vous méprenez pas, je n’ai pas créé une maison d’édition, j’ai simplement fait leur site :) Ils sont jeunes et sympas, pleins de motivation, alors allez leur rendre une petite visite et jetez un coup d’oeil à leurs ouvrages !

A part ça, il est plus que temps que je me remette à ma discipline de fer, et je ne veux même pas calculer le retard accumulé lors de ce mois à rien faire. Du coup, je fais table rase, et je décide de recommencer une série, cette fois à 1500 mots par jour.

Je commence donc dès demain. Evidemment, c’est aussi le retour du blog, et je vais m’efforcer d’être un peu plus présente. Les auteurs, si vous voulez vous lancer pour présenter un projet qui vous tient à coeur ou votre propre ouvrage, ne vous gênez pas, vous savez que vous avez quartier libre ici.

J’ai mis en ligne hier le prologue et le premier chapitre de la troisième partie des Enfants de l’Ô, si ça intéresse quelqu’un :)

Ah oui, et j’ai failli oublier : je vais bientôt entamer la phase de correction et de réécriture de certains passages. Je posterai sûrement un ou deux paragraphes avant et après correction ici, mais je pensais mettre le plus gros de mon travail de correction ici, dans une section protégée par mot de passe, à laquelle quelques-uns d’entre vous auraient accès (François, Chwip et Gyl de toute manière, et probablement Gaby, Gad et Lily également). Dites, les principaux intéressés… êtes-vous intéressés ?

07 aoû 2008

Silence radio

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Je suis toujours en vie ^^

En fait, pas écrit depuis des jours, en partie parce que mes journées ont été chargées (arrivée d’un nouveau petit chat, soldes, ménage, trucs administratifs et médicaux), en partie aussi parce que j’ai une absence totale de motivation à l’idée de recopier à peu près 9000 mots faits sur feuilles libres. Certes, je pourrais reprendre l’histoire direct sur ordi là où je l’ai arrêtée sur papier et recopier le tout plus tard, mais je déteste rompre la continuité, et comme je corrige également lorsque je recopie, j’ai peur de perdre l’ambiance de départ si je recopie tout ça dans un ou deux mois…

Mais j’ai en tête une future entrée sur des romans en ligne, que j’ai envie d’écrire depuis le début de ce blog, en fait, donc d’ici demain soir normalement, il y aura du neuf ici au moins !

04 aoû 2008

1000 mots par jour - le bilan

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Parce que je ne vais quand même pas faire une entrée par jour simplement pour relater mes progrès, voici un petit bilan que j’éditerai au fur et à mesure.

  • 9/06/08 : 1200 mots
  • 10/06/08 : 1450 mots
  • 11/06/08 : 1100 mots
  • 12/06/08 : 1500 mots
  • 13/06/08 : crevée, déprimée, mal à la tête, rien foutu
  • 14/06/08 : 1100 mots, et j’en prévois encore au moins mille pour ce soir, histoire de rattraper la journée d’hier.
  • 15/06/08 : 1100 mots, et finalement, hier soir, j’ai réfléchi à l’histoire au lieu d’écrire. Ce n’est pas plus mal. EDIT : 2000 mots ! Eh bien, on dirait que j’ai rattrapé mon retard de vendredi ! A présent, dodo !
  • 16/06/08 : 1000 mots. Peut-être que je continuerai un peu tout à l’heure, d’ailleurs. Pour l’instant, je suis crevée. EDIT : 1600 mots. J’adore Line Paso ! :) Et le chapitre progresse bien…
  • 17/06/08 : 1020 mots. Chapitre 11 écrit aux deux tiers.
  • 18/06/08 : rien foutu, trop crevée.
  • 19/06/08 : après avoir passé la journée à dormir, j’ai planté mon copain dans un coin pour écrire mes 1000 mots. Chapitre 11 presque terminé.
  • 20/06/08 : 1400 mots. Chapitre 11 bouclé, et j’ai rattrapé 400 mots sur mon retard de 1000. Encore 600 à rattraper pour tenir mes engagements… pffff…
  • 21/06/08 : pas là de la journée, rien foutu, 1600 mots de retard…
  • 22/06/08 : je me suis bougée, et j’ai écrit 2700 mots. J’ai donc rattrapé mes 1600 mots de retard ^^ Yes !!! Chapitre 12 bien entamé.
  • 23/06/08 : les 1000 mots sont faits. J’ai eu du mal, ce soir. Pas motivée, pas concentrée.
  • 24/06/08 : 1000 mots. ça avance, ça avance… si je n’avais pas un rdv de médecin super tôt demain matin, j’aurais continué un moment, mais là, je sens que le réveil sera difficile si je ne vais pas au dodo rapidement. A part ça, promis, je vous fais bientôt une “vraie” entrée :)
  • 25/06/08 : euh… je me rappelle plus trop, mais je sais que j’ai fait mes mille mots ce jour-là.
  • 26/06/08 : journée en bateau sur le lac, rentrée à 23h00, bagages à préparer pour Nice, rien fichu.
  • 27/06/08 : Nice avec Gaby, rien fichu (enfin, si, justement, on a fait plein de trucs, mais rien qui s’apparente de près ou de loin à 1000 mots par jour !)
  • 28/06/08 : Nice…
  • 29/06/08 : Encore Nice.
  • 30/06/08 : Toujours Nice… Retour en fin d’aprem, mais trop crevée.
  • 1/07/08 : journée avec ma cousine à mettre en page son master. Après, trop crevée…
  • 2/07/08 : 1000 mots !!! Du coup, je n’ai plus que… euh… 6000 mots de retard… ouais… c’est pas gagné pour les rattraper… EDIT : 800 mots de plus, chapitre 12 terminé, ce qui porte le retard à 5200 mots. On y croit.
  • 3/07/08 : 1000 mots, péniblement écrits (pas facile quand on doit en même temps créer une ville de toutes pièces !). Retard toujours à 5200 mots.
  • 4/07/08 : 1000 mots, à nouveau. Trop fatiguée pour tenter de monter à 2000, comme je voulais le faire en début de journée. Retard : 5200 mots.
  • 5/07/08 : 1000 mots.
  • 6/07/08 : 1200 mots. Retard : 5000 mots. Je m’accroche !
  • 7/07/08 : 800 mots, interrompue par l’arrivée du chéri, et je n’allais quand même pas le laisser tout seul pour terminer mes mille mots.
  • 8/07/08 : 1400 mots, ce qui rattrape mon retard d’hier soir et amène mon retard total à 4800 mots. J’y crois toujours, mais là, je vais devoir très sérieusement faire un plan, car j’ai l’impression de partir complètement à l’aveuglette, et je ne peux pas me permettre ça dans le dernier tome.
  • 9/07/08 : rien foutu, discuté sur Facebook avec François super tard, et en plus, j’avais la migraine…
  • 10/07/08 : 1000 mots le matin, et 1000 mots le soir, revenue exprès plus tôt d’une soirée chez des amis de mes parents (mais bon, j’étais super fatiguée aussi) pour terminer mon devoir quotidien !
  • 11/07/08 : 1000 mots, et j’ai passé le premier tiers du chapitre 14. C’est fou comme on avance vite quand on se met une bonne discipline aux fesses !
  • 12/07/08 : rien du tout :( Levée trop tard pour mon propre bien, et j’ai encore dû ranger l’appart avant l’arrivée de mon cousin et de sa copine. Soirée chez les parents, terminée à 1h30, du coup, pas trop de possibilité d’écrire…
  • 13/07/08 : 2000 mots ! Et ça a été laborieux… Déjà, parce que j’ai passé toute la journée à dormir (après un premier réveil à 12h30, je me suis recouchée à 14h, puis re-réveillée à 19h, puis recouchée à 19h30, puis finalement re-réveillée à 21h, et ensuite, écriture !), mais aussi parce que j’ai une saleté de migraine… Mais bon, fallait que je m’y mette, vu que demain, ben… je ne sais pas si je vais pouvoir écrire, pour cause d’anniversaire (le mien)
  • 14 au 16 : rien du tout, évidemment. Entre la fatigue et les soirées d’anniversaire, je n’ai rien fichu.
  • 17/07/08 : 1900 mots ! Ce qui porte mon retard à… euh… 7900 mots ? grrrr… Mais bon, plutôt contente de moi, j’ai fini mon chapitre XIV-5, et je pense que mes 1900 mots sont pas mal du tout.
  • 18/07/08 : rien du tout, vu que je n’étais pas seule.
  • 19/07/08 : 1300 mots, j’ai donc rattrapé 300 mots sur le retard de la veille, mais il me reste toujours un retard considérable.
  • 20/07/08 : 1800 mots, ce qui porte le retard général à 7800 mots, mais ce retard va de nouveau prendre de l’ampleur, car je rentre demain à l’hôpital jusqu’à mercredi soir et ils ne me laissent pas mon ordi à cause des interférences, puis, je pars jeudi matin jusqu’à lundi après-midi… Pas facile… pfff… la tâche me semble presque insurmontable.
  • 21/07/08 : rien foutu, vu que j’ai passé une partie de la nuit à discuter avec François et Maxine sur Facebook (pas moyen de dormir) et qu’évidemment, le matin, je n’arrivais pas à me lever. Et puis le fait de devoir partir pour l’hôpital à 14h15 n’a pas aidé.
  • 22/07/08 et 23/07/08 : j’ai écrit à peu près 6000 mots, selon mes estimations sur papier libre. Ce qui élimine le retard de la veille et porte le retard général à 4800 mots. Ça baisse, ça baisse !!! Mais bon, vu que je pars cinq jours en vacances, le retard va remonter en flèche…
  • 24/07/08 au 04/08/08 : environ 3000 mots écrits, donc gros gros retard. J’arrête de compter, ça va me déprimer ^^

09 juil 2008

Des avantages et des inconvénients du plan

Publié sur Les Enfants de l'Ô. Merci de laisser vos commentaires sur le blog principal.

Comme vous le savez tous, à présent (enfin, je pense), je me suis engagée à écrire 1000 mots par jour. Promesse tenue jusqu’à maintenant, à l’exception de mon voyage à Nice (il me reste encore 4800 mots à rattraper). En conséquence de quoi, j’avance plutôt bien dans le roman, puisque j’ai terminé hier soir le chapitre XIII-5.

Cependant, je me suis dit qu’il était plus que temps de faire un plan, histoire de ne pas partir dans tous les sens si près de la fin (enfin, près de la fin, il reste au moins la moitié, mais passons). Je me suis donc traînée jusqu’à la plage (ça, je le mets juste pour vous dégoûter), j’ai pris mon papier, mon stylo, et ma feuille d’éléments à placer avant la fin (oui, j’avais quand même un truc comme ça, malgré mon absence totale d’organisation. Notez bien que j’ai mis plusieurs heures à le retrouver, ce qui tend à prouver son utilisation fréquente et régulière…).

J’ai passé une petite demi-heure à faire le plan des trois prochains chapitres, avec, à côté de chaque scène, une approximation du nombre de pages, afin d’être sûre de ne pas avoir un chapitre de trente pages puis un autre de cinq…

J’en viens au sujet de cette entrée, à savoir les avantages et les inconvénients du plan. Là, beaucoup vont dire (enfin, les deux trois personnes qui viennent sur le blog) que le plan, c’est génial, que c’est indispensable, que c’est la clé de voûte du roman, la huitième merveille du monde, et que sans plan, un roman est forcément nul et déstructuré. Je pense qu’un plan est parfois nécessaire, mais que bien souvent, à vouloir trop détailler, on perd l’essentiel : la spontanéité du récit. Et pour moi, la création d’un plan hyper détaillé représenterait à coup sûr la mort du roman, car mon petit plaisir, c’est de me laisser porter par l’histoire et de la découvrir en même temps que je l’écris. Si je fais plusieurs semaines de préparation pour ne rien laisser au hasard, je ne deviens plus qu’une rédactrice, et ça m’ôte tout le plaisir de l’écriture. En plus, cela empêcherait mes personnages de prendre le contrôle et enlèverait leur réalisme.

Néanmoins, un plan présente évidemment de nombreux avantages, sinon, personne n’en ferait. Bien souvent, il nous permet de remarquer LA grosse incohérence que nous avions négligée, et surtout, il donne un cheminement logique à l’histoire, cheminement que j’ai parfois tendance à perdre de vue dans les Enfants de l’Ô à cause des nombreuses intrigues en parallèle, et surtout, de la longueur du roman (un peu plus de mille pages à ce jour. Et NON, François, je n’ai pas l’intention de couper pour en faire un bouquin de 150 pages, pas la peine de le proposer dans les commentaires ^^ Je te connais !). A chaque fois que j’arrive vers la fin d’une partie (enfin, d’un tome, vu que j’ai finalement opté pour ce terme), je fais un plan pour les cinq à six derniers chapitres, pour être sûre de ne rien oublier. Evidemment, je ne suis qu’à moitié ce plan, mais au moins, il me permet de me mettre les idées au clair.

Ici, comme il s’agit du tome final d’un cycle, beaucoup de réponses sont données (pas autant que vous ne le voudriez, je le crains…), et je clos plusieurs intrigues (on va savoir qui est la femme en noir :)). Donc je m’y prends un peu plus à l’avance que d’habitude.

Mes plans sont très succins, ils présentent les scènes (sans aucun détail, juste “Scène Lúka + Line à propos de machin truc”) avec une approximation du nombre de pages. C’est tout. Ce sont désormais mes nouvelles balises, que je décide de respecter, et entre lesquelles j’ai bien sûr le champ libre pour rajouter quelque chose. Ce qui fait qu’en règle générale, si je décide de faire un plan pour les chapitres 14, 15, 16 et 17, bien souvent, j’arrive au chapitre 17 tout en étant encore, au niveau des balises, à l’action du chapitre 15. Du coup, je refais un plan, avec les nouveaux éléments.

Et vous, avec ou sans plan ? J’ai déjà évoqué le problème du plan dans Méthode de travail, mais je voulais m’y attarder un peu plus.

05 juil 2008

De la difficulté de créer une ville, et par extension, un monde.

Publié sur Les Enfants de l'Ô. Merci de laisser vos commentaires sur le blog principal.

Jusqu’à maintenant, j’ai toujours choisi la facilité : descriptions pauvres, points de vue de personnages connaissant la ville, donc parti pris de ne pas la décrire (vous vous arrêtez souvent, vous, en admiration devant votre ville natale, pour passer en revue l’histoire de sa construction et son architecture ? En tout cas, moi, ça ne m’est jamais arrivé). Mais là, mon couple de personnages arrive dans une nouvelle ville, qu’ils ne connaissent ni l’un ni l’autre, et qui est suffisamment différente de tout ce qu’ils ont vu jusqu’à présent pour qu’ils en soient étonnés et la décrivent.

Sauf que voilà, du coup, il faut que je l’invente, cette ville… Et vu comme j’étais partie, je décrivais une ville en plein désert sortie de nulle part. Heureusement, Lily est plus experte que moi dans ce domaine et m’a rappelé quelques règles de base :

  • construire près d’un point d’eau conséquent
  • utiliser les matériaux présents sur place
  • réfléchir au nombre d’habitants de la ville et l’adapter en conséquence
  • prendre exemple sur des villes construites récemment

Elle a aussi proposé des trucs sympas, genre les quartiers à thèmes. Mais étant une habituée de New York et d’autres grandes villes, c’était probablement le seul truc auquel j’avais pensé toute seule. Je me suis dit que des colons risquaient d’être nostalgiques de leur patrie d’origine et de reprendre certains de ses symboles. On le voit bien, d’ailleurs, avec les Etats Unis. Combien de villes portent le nom de villes européennes ?

Alors voilà, je me sens bien de mettre l’Opera de Sydney ou un autre bâtiment marrant en plein milieu de la ville. Grâce à Lily, ma ville est construite au bord de l’océan, et la vieille ville, conservée comme souvent, est composée de bâtiments de brique rouge :)

J’ai choisi des métros aériens et souterrains pour les transports, ainsi que quelques bus. (Et là, vous vous dites, ok, on a compris, ta ville, c’est New York) Et comme ils avaient plein de place, il y a beaucoup de jardins et de grands espaces. Et ils profitent aussi de la présence du port et de l’océan pour avoir de sympathiques petits ékranoplanes qui font les plus longs trajets (un grand merci à mon chéri pour l’histoire des ékranoplanes, d’ailleurs !).

Bref, ça commence à prendre forme, mais ce n’était pas facile. Et, chose très marrante, je viens de trouver sur mon ordinateur une image qui est à peu de choses près ce que je veux pour ma ville. C’est drôle, la personne qui a créé cette ville a aussi pensé à remettre des monuments symboliques importants. (clic droit sur l’image pour l’avoir en plus grand, afficher l’image)

Après, du coup, je me suis posé toutes sortes de questions sur le monde où se déroule l’action des Enfants de l’Ô. J’ai décidé de laisser tomber le nom Lambda pour la planète, car maintenant, Alpha, Lambda, Epsilon, tous ces charmants endroits aux noms d’une époustouflante originalité se trouvent sur une seule et même planète, et j’espère bien que vous allez m’aider à trouver un nom génial, parce que vous avez pu constater que ce n’était pas mon point fort ^^

Et là… Mon copain, comme toujours, pose le doigt sur les problèmes… Quel pourcentage de terres émergées ? Combien d’heures pour la rotation de la planète sur elle-même ? Quel diamètre ? Et moi, ben… “Euh, comme la Terre !” Oui, je sais, la probabilité de trouver une exoplanète de la même taille que la Terre, qui a la même durée de rotation sur elle-même, qui a la même durée de rotation autour de son soleil (à noter que leur soleil est de la même classe que le nôtre), qui a la même atmosphère, un climat similaire, etc. etc., approche le zéro absolu. Mais bon. Du coup, j’ai décidé de faire de cette faiblesse une force ! Je n’en dis pas plus pour le moment (surtout que je n’ai pas encore vraiment déterminé comment j’allais faire ça).

Dites, les écrivains de fantasy parmi vous, les créateurs de monde, tout ça, est-ce que vous connaissez un bon logiciel pour dessiner la carte d’une planète ? Mon copain en a besoin pour dessiner la planète.
D’autre part, est-ce que vous auriez des conseils ou des trucs à ne pas négliger ? Merci d’avance !

Et n’hésitez pas à partager ici vos expériences — désastreuses ou non — de création de villes ou de planètes !

16 juin 2008

En faire trop ou ne pas en faire assez ?

Publié sur Les Enfants de l'Ô. Merci de laisser vos commentaires sur le blog principal.

Certaines personnes (ou plutôt, une certaine personne ^^) me reprochent de me perdre dans des longueurs. J’avoue que parfois, je pourrais faire plus court, mais je laisse courir le récit pour le simple plaisir de faire interagir mes personnages et de les mettre en relief.

Quelque chose que j’ai toujours reproché aux romans, c’est qu’on ne nous montre qu’une facette des personnages. Du coup, les personnages restent creux, superficiels. Comme les décors de films américains. J’aime quand un personnage radote, quand il est chiant, un peu con, quand il fait des trucs pas logiques simplement parce que, dans la vie, on fait des trucs pas logiques. Un personnage n’est pas constamment tendu vers l’action. Parfois, en lisant certains romans, on a l’impression que les personnages ne sont que des pions, une sorte d’excuse pour faire avancer l’histoire. Un dialogue a toujours une méga importance, la moindre découverte est cruciale, toutes les pensées du héros sont dirigées vers l’histoire ou vers l’issue de celle-ci.

Non. Mais. Oh. Est-ce que vous vous imaginez si quelqu’un enregistrait votre vie du début à la fin, dans les moindres détails, et ne gardait que les éléments qu’il juge importants ? Pour un peu que ce qu’il juge important soit l’obtention d’un prix de gymnastique à l’âge de 15 ans, bravo l’intérêt.

J’ai toujours mis un point d’honneur à rendre mes personnages crédibles. Mes personnages sont chiants, ils font des trucs stupides, ils ont des problèmes existentiels débiles, ils foncent tête baissée dans la mauvaise direction, bref, ils sont humains. Luka est une grosse flemmasse qui a le sens de l’humour d’un bol de porridge, il est têtu, immature par moments, violent. Line est une égoïste naïve et indécise, qui rabaisse tout le monde et ne s’occupe pas du tout de son gosse. Ludméa est obstinée, obsédée par le “qu’en dira-t-on” et vit sur son petit nuage. Ruan est… euh… Ruan est un peu trop complexe pour qu’on le réduire à quelques mots. Lyen est prête à sacrifier tout le monde pour se venger. Bref. Heureusement, ils ne se limitent pas qu’à ça, sinon, le roman serait vite casse-pied.

Mais des fois, je me dis, peut-être que j’en fais un peu trop. Peut-être que je devrais parfois privilégier l’avancée de l’action à la profondeur et au réalisme des personnages. Je ne sais pas. En général, je n’écris qu’un dixième des scènes que j’imagine. Les scènes intermédiaires sont jouées dans ma tête et me permettent (probablement) d’améliorer le réalisme des personnages pour les scènes écrites.

Une chose qu’on m’a reprochée (une seule fois, d’ailleurs), c’est que l’histoire était déjà tellement complexe qu’ajouter des personnages complexes eux aussi contribuaient à perdre le lecteur. Par ailleurs, on m’a dit (de nombreuses fois) que mes personnages étaient extrêmement réalistes et très attachants.

Du coup, que faire ?

(si François était là, il me dirait “il faut couper !!!”, mais il n’est pas là, alors j’en profite :postevil: )

14 juin 2008

Remise en question, le retour !

Publié sur Les Enfants de l'Ô. Merci de laisser vos commentaires sur le blog principal.

Vous vous souvenez de ce post ? Eh bien, je tergiverse, je tergiverse, et… J’en suis arrivée à plusieurs autres conclusions :

  1. le nombre de planètes différentes me dérange, mais j’ai besoin d’avoir au moins TROIS planètes différentes dans l’Alliance Alpha pour que l’histoire fonctionne de manière réaliste. Alpha, Lambda, et… une autre planète dont je tairai le nom.
  2. je préfère recentrer l’action dans un système de planètes rapprochées, du style la Terre, Mars, Vénus. Pourquoi ? Une seule raison : la communication. Si un gus envoie un message à un autre gus sur une autre planète, si le message arrive quatre jours plus tard, c’est moyen. Sans compter que pour passer d’une planète à l’autre, c’est mieux aussi de ne pas mettre trois ans.
  3. donc, pour reprendre le point 2, je veux une communication assez rapide, mais je ne veux pas qu’on puisse faire le trajet “Alpha-Lambda” en quelques heures seulement. J’envisage un trajet assez long, du style “Paris-Auckland”. Pour toutes sortes de raisons, il ne faut pas que ce soit trop simple d’aller sur Alpha. Et soyons lucides, dans le monde que j’ai bâti, ce ne serait pas très logique de mettre 25 heures à faire le trajet “Paris-Auckland”.
  4. l’histoire du “fond de teint” mat pour cacher la pâleur du teint de Line et de Lúka, honnêtement, c’est hyper cheap. Donc ça, je vire. Et bon débarras.
  5. je vais aussi faire un assez gros changement à un niveau de l’histoire, qui n’aura pas vraiment d’incidence sur ce que vous avez déjà lu, mais bon, faut quand même ménager un peu le suspense, donc j’évite d’en parler ici :)

En tout cas, le tome 1 version papier sera différent de la version “roman en ligne” sur pas mal de points. Je me réjouis déjà de me plonger dans les corrections, et dans la réécriture complète du chapitre 1.

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