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02 déc 2009

Initiative originale

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Il y a quelque temps déjà, je vous parlais d’une amie, la talentueuse Fleur de Cent-Lys. Derrière ce fort joli pseudonyme (un peu moins pourri que Vanessa du Frat, il faut l’avouer ^^) se cache une jeune femme aux multiples talents : Florence Porcel.

Florence cherche un contrat d’apprentissage en alternance de journalisme culturel. Pour mettre toutes les chances de son côté, elle a réalisé ce génial CV vidéo, qui commence à faire un petit buzz. Pour que le buzz continue, et surtout, pour que Florence décroche son contrat d’apprentissage, faites tourner cette vidéo ! Une telle initiative doit vraiment être récompensée !

Concours d’illustrations : 400 euros à gagner

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De la même manière que mon roman Le Souffle d’Aoles a participé au concours du roman jeunesse Michel Lafon, j’ai décidé de convier les illustrateurs à un concours organisé par mes soins, qui se tient du mardi 1er décembre 2009 au vendredi 30 janvier 2010 à minuit. Le gagnant remportera la somme de 400 euros et verra son illustration faire la couverture du roman Ardalia - Le Souffle d’Aoles.

Les personnes intéressées doivent envoyer un mail à l’adresse jeuconcours.ardalia@gmail.com en y joignant leurs coordonnées postales et de préférence un lien vers leur site ou au moins une image de leur cru. Le règlement officiel a été déposé sur le site de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice. Vous pouvez aussi le retrouver en version PDF en cliquant sur ce lien. Le grand vainqueur  sera annoncé sur les sites http://eml.guillot.free.fr/ et www.babelpocket.fr le lundi 2 février 2010. Attention cependant, si aucune illustration ne rencontre les critères de qualité du jury, en tant qu’organisateur, je me réserve le droit de ne pas désigner de vainqueur. Tous les styles de dessins ou d’illustrations en couleur sont acceptés, sachant bien sûr que le livre devra être visible en librairie, et qu’il faut donc un contraste suffisant. Le gagnant sera celui qui, selon les membres du jury, aura créé l’oeuvre la plus évocatrice du roman Ardalia - Le Souffle d’Aoles.</p>

L’originalité de ce concours,  qui s’effectue en partenariat avec le blog du comptoir de la BD de Sébastien Naeco, (membre du jury), c’est que durant toute sa durée, des illustrations que je sélectionnerai paraîtront sur mon blog, http://emmanuelguillot.over-blog.com/ (réduites au format 300 x 450 pixels au maximum, afin de respecter les droits des illustrateurs sur leurs oeuvres), et sur  le site http://emlguillot.free.fr/ avec des liens vers les sites ou blogs de leurs auteurs, et ceci à des fins de promotion mutuelle. N’hésitez donc pas à faire circuler le communiqué de presse.

Ma philosophie concernant ce concours est celle-ci : si des talents reconnus y participent, tant mieux bien sûr, mais le but est aussi de faire connaître et pourquoi pas reconnaître des talents émergents, de la même manière que ce concours, représente, je ne m’en cache pas, une manière de tenter d’attirer l’attention sur mon propre travail. Entre les frais d’huissier et la récompense du vainqueur du concours, je dois dire qu’il s’agit d’un investissement conséquent pour moi… pourtant bien moins considérable que l’investissement en temps déjà consacré à l’écriture et aux différentes réécritures du roman.

J’estime par ailleurs le travail des illustrateurs prépondérant, car c’est souvent grâce à eux que le bras du lecteur va se tendre vers un livre et sa main se refermer sur l’ouvrage. Ils conçoivent les fenêtres qui vont donner à rêver. A l’occasion de ce concours, aussi immodeste que cela puisse paraître, je souhaite que les fenêtres soient nombreuses à s’ouvrir sur l’univers que j’ai retranscrit. Au moins n’aurais-je pas de regrets par la suite.

Bonne chance à tous les participants !

29 nov 2009

NaNo 2009

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Bon, j’avais clairement été beaucoup trop optimiste (et un peu naïve) quand j’ai pensé que je pouvais tenter les 100k cette année. Honnêtement, je pense que j’aurais pu arriver sans trop de soucis à 75k, comme l’an dernier, si je n’avais pas passé toute la première semaine à faire une correction urgente qui m’a pris tout mon temps libre, s’il n’y avait pas eu les Utopiales ET le salon de Lyon.

Cela dit, je suis quand même parvenue aux 50k, ce qui est mieux que rien. Je n’ai pas l’intention de relâcher mes efforts, je me suis donné jusqu’au 31 décembre (2009 ^^) pour terminer le 7ème et dernier tome du 1er cycle, normalement, ça doit être faisable.

La petite bannière de circonstance :

NaNo09

18 nov 2009

“La lecture angoissée ou la mort du correcteur”

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Je signale ici un très bon article de Sophie Brissaud en pdf, qui éclaire le métier de correcteur
et jette — malheureusement — une ombre sur son avenir, tant la correction semble devenue un souci mineur pour les maisons d’édition : cliquer sur “en savoir plus sur le métier de correcteur”.

(On est passé de quatre ou cinq lectures successives à deux seulement, quand ce n’est pas la seule préparation de copie qui est pratiquée ou parfois l’absence pure et simple de correction. Or, un unique correcteur ne saurait identifier toutes les fautes d’orthographe, de français et de cohérence qui parsèment un ouvrage. Qu’on ne s’étonne donc pas de trouver ce texte sur le site du syndicat des correcteurs !) 

Note de lecture sur le livre intitulé Corrections, de T. Bernhard.

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Après la mort par suicide de Roithamer, homme de science et architecte génial du Cône, le narrateur est chargé de mettre en ordre et d’archiver ses écrits en vue d’une édition posthume ; parmi ceux-ci l’ouvrage sur Altensam, d’où est originaire Roithamer, qui tient compte de la construction du Cône, a subi un étrange processus de correction de la part de son auteur. J’aimerais en rendre compte en le qualifiant de cas limite d’autocorrection.

 

Ma première remarque sera pour l’autocorrection. S’il est possible de corriger un écrit que l’on a soi-même commis, ce geste doit pourtant appeler une réserve. En effet, le correcteur arrive en position de tiers entre le texte et l’auteur : à ce titre, le correcteur est souvent appelé le « premier lecteur ». Or, l’autocorrection supprime cette fonction de tiers et ce détour nécessaire par l’autre. Cela revient, pour un médecin, à s’autodiagnostiquer, ou pour un psychanalyste, à s’auto-analyser (ce que Freud, en pionnier de la psychanalyse, a bel et bien fait, cf. L’Auto-analyse de Freud, Didier Anzieu). Notez que je distingue bien ici entre relecture et correction pure.

 

Voici en quoi cette correction de son œuvre par Roithamer est monstrueuse :

1) Sa correction correspond à une destruction.
Tout correcteur est conscient du caractère limité de son intervention sur un texte, qui plus est un texte littéraire ; il doit œuvrer dans le plus grand respect de l’auteur et se mettre entièrement à son service, dans le but de bonifier l’écriture. Dès lors, la démarche inverse, qui consiste à s’acharner sur un texte jusqu’à le faire disparaître, est tout à fait intéressante : il s’agit là d’une outrance du correcteur. Selon les termes de Thomas Bernhard, Roithamer a corrigé son étude « à mort ».

« Son assez longue étude sur Altensam […], il l’a de nouveau détruite en se mettant à la corriger et à la recorriger sans cesse et ici, dans la mansarde Höller, après la mort de sa sœur, il l’a finalement et définitivement réduite à néant par ses corrections incessantes, comme il le croyait, il l’a corrigée à mort et par là réduite à néant. » (p. 98)

2) Sa correction est un processus de réduction du texte.
Roithamer compose trois versions successives de son œuvre littéraire, inséparables, et issues l’une de l’autre. Sous l’effet du doute, qui serait le moteur même du processus de correction/rédaction, ces versions sont toujours plus courtes et plus denses : de huit cents pages, l’auteur passe à trois cents, puis à une synthèse de vingt pages, qu’il envisage de réduire encore puis de brûler — sans s’y résoudre.  

«  Que l’on pense : d’une matière comprenant plus de huit cents pages, finir par en tirer une ne comprenant plus que vingt ou trente pages, à ce que je sais, et ensuite avoir ainsi, d’une façon générale, mis en doute et détruit cette production tout entière, qu’il avait toujours désignée comme le plus important des produits capitaux de son esprit, l’avoir mise en doute et détruite, comme il le croyait, précisément par ce processus de renversement incessant de toutes ses pensées à l’intérieur de l’ensemble et de correction. » (p. 202) 

3) Sa correction est un retournement du sens.
Non content de parvenir  à une épure ou à un résumé, dont la tentation serait le « rien » ou un hypothétique degré zéro, le personnage transforme son étude de part en part : il engendre de la nouveauté à partir de l’objet pourtant achevé dans une première version et le retourne en un sens opposé. Inutile de préciser qu’une telle manœuvre de subversion par la correction serait un cauchemar pour n’importe quel auteur.

4) Cette correction « à mort » — à la fois destruction, réduction, et retournement du sens — est en fait l’achèvement même de l’œuvre.

« Son étude sur Altensam […], en retournant son sens par une correction totale, selon ses propres paroles, pour lui donner un sens opposé, il l’avait achevée. Effectivement, du fait que Roithamer, dans un processus infâme de correction, a retourné le sens de son étude pour lui donner un sens opposé, cette étude est devenue seulement alors une étude accomplie. » (p.99)

 

Dans ce processus de correction, il faut voir une métaphore du perfectionnisme obsessif du personnage et du soin méticuleux — finalement vain et inutile — qu’il a apporté à la construction de son œuvre majeure, destinée à sa sœur : le Cône d’habitation. Ce processus, tout d’ironie pour le monde de l’édition, n’est évoqué que dans deux brefs passages : le bouquin tourne en fait autour de la figure du narrateur, chargé de « trier et mettre en ordre » les écrits de l’architecte, puis autour du contenu du fameux rapport sur Altensam : détestation de l’Autriche, haine réciproque avec le personnage de la mère, exil en Angleterre… 

05 nov 2009

Les dialogues

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M’étant vraiment remise à écrire récemment, je me suis rendu compte d’un problème qui tue vraiment mes textes : les dialogues. Après y avoir pas mal réfléchi, j’en suis parvenue à distinguer plusieurs causes qui font que mes dialogues ne sont pas réalistes, et j’ai proposé à Ness de vous les exposer. J’ai quelques réponses, mais pas toutes, et ce ne sont que des suggestions, rien d’absolu. Je serais ravie de voir vos commentaires et vos propositions !

1. La place du dialogue

Quand utiliser un dialogue ? En général, j’utilise un dialogue… quand je ne peux pas faire autrement. J’exagère un peu, mais dans l’idée, c’est ça. En gros, j’utilise un dialogue quand il apporte quelque chose à l’histoire ou aux personnages. Soit il fait avancer l’intrigue (une révélation, notamment), soit il caractérise un personnage ou la relation entre les deux interlocuteurs. Je sais que beaucoup d’auteurs (comme Ness, d’ailleurs) les utilisent plus fréquemment, et qu’ils le font avec brio, mais j’ai du mal à manier les dialogues et je préfère me limiter.

2. Les différentes voix des personnages

Evidemment, personne ne parle de la même façon. Le problème, c’est que tous les personnages d’un roman et leurs dialogues sortent de l’esprit du même auteur, et donc forcément, ils ont tendance à tous parler de la même façon.

Là-dessus, je vous conseillerais un très bon article de io9 que vous pouvez retrouver ici. Comme il est en anglais, je vais résumer quelques conseils donnés par l’auteur :

  • écouter des vrais gens parler, dans un café par exemple
  • essayer d’écouter la voix des personnages (quelque chose me dit que c’est la technique de Ness ^^)
  • faire attention à qui s’adresse le personnage qui parle
  • donner des tics verbaux et/ou des mots habituels aux personnages
  • varier la longueur des phrases et la ponctuation…

Maintenant, je n’ai plus qu’à les suivre ^^ D’autres suggestions ?

3. La familiarité

La familiarité des dialogues est typiquement un problème que je n’ai jamais résolu. J’avoue ne lire que des romans en anglais, parfois des traductions, et je n’ai aucune idée de la façon qu’ont les auteurs français de se dépatouiller avec ce problème.

Pour mieux m’expliquer, un exemple bête : un de mes personnages sort une cigarette et demande à l’autre si ça le dérange. Comment poser la question ? Dans la vraie vie, un fumeur dirait quelque chose comme “ça te dérange pas ?”, mais c’est trop familier pour un roman (à mon sens, tout du moins). Plusieurs possibilités s’offrent : “ça ne te dérange pas ?”, “la fumée te dérange-t-elle ?”… J’ai finalement opté pour “est-ce que ça te dérange ?”, mais du coup, j’arrive à un autre problème : toutes mes questions commencent par “est-ce que”, parce que j’ai l’impression que les autres alternatives sont trop familières ou trop soutenues. Comment faites-vous, dans ce genre de cas ?

Je suis actuellement en train de lire Dead until dark de Charlaine Harris, et plusieurs de ses personnages ont une façon de parler très orale, mangeant des mots, utilisant de l’argot. De la même façon, dans Harry Potter, j’ai beaucoup aimé les dialogues d’Hagrid ou de Fleur, par exemple, parce qu’on les entendait vraiment parler. Par contre, j’ai l’impression que ces deux exemples ne fonctionneraient pas en français. Est-ce que vous pensez que c’est une spécificité de l’anglais de permettre cette liberté ou que l’on peut aussi s’autoriser en français à employer un langage familier, avec des tics de langage ?

4. Hors du dialogue

Ahem… C’est là que vient tout le problème. Interrompre le dialogue pour placer des pensées du personnage, une réaction physique de son interlocuteur ou autre.

Pour ce qu’il est des “dit-il”, “demanda-t-il” et autres, je les évite, ça enlève la moitié des répétitions ^^ Le dialogue doit normalement pouvoir être compris sans ces mots, ou avec un minimum d’entre eux, surtout quand il n’y a que deux interlocuteurs. Je me rappelle d’une époque où je mettais systématiquement ou presque “demanda-t-il” ET “répondit-elle”. C’est une réponse, on s’en doutait sans que ce soit écrit. Et vu que la question lui était adressée à elle, évidemment que c’est elle qui répond. Cet exemple vous semble extrême ? C’est sûr, et pourtant, j’ai parfois envie de sortir un crayon rouge pour en rayer certains dans des romans publiés que je lis.

Par contre, je n’hésite pas à interrompre un dialogue pour détailler la pensée de mon personnage. Un petit exemple :

— Tu ne pourrais pas partir, on te manquerait trop, murmura James.

Sebastian ne s’en savait que trop capable. Il savait que partir voudrait dire qu’il avait été incapable de tenir sa promesse, qu’il fuyait, mais Dublin, l’Irlande, l’étouffaient.

Sebastian réfléchit (il devrait arrêter, d’ailleurs, ça lui fait du mal) et ça me permet de montrer des pensées qu’il n’exprimera pas à voix haute. Je profite généralement d’une question rhétorique ou d’une phrase qui n’appelle pas de réponse pour faire ça : on ne se met pas soudain à partir dans des pensées philosophiques quand quelqu’un nous parle ^^ De même, je fais attention à ce que ces réflexions restent relativement courtes.

Voilà donc une petite liste des problèmes que je rencontre avec mes dialogues. Rencontrez-vous les mêmes ? Comment les réglez-vous ? D’autres problèmes de votre côté ?

01 nov 2009

Formacom

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La formation de lecteur-correcteur dispensée par Formacom est ouverte à une quarantaine de candidats par promotion, issus de tous horizons. Les deux principales modalités d’accès en sont : le financement, qui s’élève à une forte somme, et un test qui mêle orthographe, grammaire, lecture critique et culture générale. Celui-ci est loin d’être facile : je l’ai préparé pendant six mois, pour ma part.

La formation est issue du syndicat des correcteurs et reconnue dans le monde de la presse et de l’édition. Elle existe depuis 30 ans (ex-Coforma).

Voici le déroulement de l’enseignement sur six mois (780 heures) : le premier mois est consacré à l’apprentissage des bases du code typographique : distribution des capitales, traitement des nombres, emploi de l’italique, des petites capitales, etc. Au quatrième mois est confectionnée une brochure de huit pages : réalisation des coupes, enrichissement typo, iconographie, mise en page sur logiciel X-Press et rédaction de l’éditorial. C’est un temps fort qui permet de mettre en application le fameux code. L’apprentissage des logiciels est sans conteste l’un des avantages de cette formation sur d’autres offres : Word, X-Press, InDesign, Prolexis. Enfin, à l’issue des six mois est organisé un examen pour l’obtention du titre professionnel, enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles

Les cours alternent des exercices d’orthotypo avec le grand Jean-Pierre Colignon ; des points difficiles de grammaire ; des exercices de lecture critique ; des modules de correction et des monitorats (par exemple, un correcteur du Monde diplomatique est venu animer quatre séances ; une correctrice spécialisée nous a parlé de la com, etc.). Ils permettent d’acquérir progressivement ce qui fait la pierre d’angle du métier : une méthode de questionnement.

J’ai vraiment aimé être confronté à la singularité de chacun des enseignants : au total une quinzaine d’intervenants et autant de styles, de manières d’envisager la correction et de faire un monde ; une vingtaine d’intervenants toutes matières confondues.

Qu’en est-il du travail dans la « vraie vie » (expression consacrée pendant la formation) ? Formacom suit ses élèves pendant un an, en leur fournissant régulièrement les offres que l’école reçoit. J’ai eu, pour ma part, une première année difficile, avec seulement une expérience en presse. J’ai fondé ma micro-entreprise dernièrement : j’ai eu trois commandes émanant de particuliers, depuis le 15 septembre. À chacun de faire son chemin ! 

voir mon site, consacré à la correction et à la littérature : http://www.lamaisondecorrection.blogspot.com

 

 

27 oct 2009

NaNoWriMo 2009

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Encore une fois, je participe au NaNoWriMo. J’ai participé en 2005, en écrivant le premier jet du premier tome des Enfants de l’Ô. Je crois que j’ai écrit 65′000 mots cette année-là. En 2006, je commençais mon nouveau boulot le 1er novembre, donc pas terrible pour se concentrer sur un NaNo. En 2007, j’étais malade. En 2008 aussi, mais j’ai quand même réussi à me mettre suffisamment de coups de pied aux fesses pour écrire 75′000 mots. Cette année, je participe de nouveau, j’espère atteindre au minimum les 50′000 mots. En réalité, mon souhait est de terminer le tome en cours des Enfants de l’Ô (que je ne sais toujours pas comment appeler. Tome 6 ? Tome 7 ?).

Je ne peux pas vraiment dire que je respecte les règles du NaNo, étant donné que je continue un roman en cours, et que je n’ai pas l’intention de m’abstenir d’écrire la suite avant le 1er novembre. Cela dit, je ne compterai les mots pour le NaNo qu’à partir du 1er, évidemment.

J’imagine avancer pas mal pendant la première semaine de novembre, étant donné que je prends le train le 1er pour 4h30 de TGV, et le 2, pour 2h de TER, le 7 de nouveau pour 2h de TER, de même que le 8. Et je n’écris jamais aussi bien que quand je suis dans le train. (et bien sûr, maintenant que j’ai dit ça, je vais me retrouver avec un blocage, un ordi en panne, une mamie qui voudra absolument me raconter sa vie dans les moindres détails deux ou trois fois, une migraine atroce… Non non, je ne suis pas du tout pessimiste ^^)

J’espère pouvoir avancer également lors d’une des Nuits de l’Ecriture. Bon, pas 10′000 mots, ça, si j’y arrive en trois ou quatre jours, je serai bien contente, mais au moins le double du quota journalier du NaNo.

Sur ce, les liens qui vont bien : le site officiel du NaNoWriMo, l’entrée sur le NaNoWriMo pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, le forum des Nuits de l’Ecriture.

Et la petite icône :

07 oct 2009

Discipline, discipline !

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J’avance lentement mais sûrement dans le dernier tome du premier cycle des Enfants de l’Ô (que je ne peux pour l’instant ni appeler tome 6, ni appeler tome 7… c’est un peu le problème…), mais si je pouvais avancer plus vite, ce ne serait pas du luxe.

Donc j’ai décidé de me mettre au défi de terminer le premier jet du tome en question pour le 31 décembre 2009. Honnêtement, avec un peu de motivation, je devrais y arriver, je ne suis pas siiii loin de la fin. Et en novembre, il y a le NaNo, ce qui fait que je peux plus ou moins compter sur 50′000 mots en un mois si je me mets des coups de pied aux fesses.

Je vais essayer de relater mes “progrès” sur le blog, histoire d’avoir l’impression que j’avance :)

Qui veut s’automotiver avec moi ? ^^

17 aoû 2009

Chroniques d’un cycle

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Bonjour à tous,

Cela fait des mois sans doute que Ness m’a proposé gentiment de poster sur le présent blog pour parler de ce que j’appelle pompeusement Mon Histoire, c’est à dire “Chroniques d’un cycle”. Et voilà, je me lance ! Lesdites chroniques n’en sont qu’à leur première partie (Les Enfants de Lyth) sur trois de prévues… contrairement à d’autres, je ne compte pas augmenter exponentiellement le nombre de celles-ci ;)

Le roman prend place dans un monde fantastique où anges et démons côtoient vampires, elfes, et autres créatures surnaturelles. Le premier opus raconte de façon originale (du moins je l’espère) l’histoire de Lucifer. Celui-ci a été placé à la tête de l’Eden par son créateur le Seigneur Lyth, et est un peu perdu par ses responsabilités, ses doutes, son amitié pour certains démons.

L’histoire ne se veut pas manicchéenne, loin de là. Les personnages sont tous humains, complexes, ont leurs forces et leurs faiblesses. Certains peuvent être détestables, d’autres adorés ; l’absence de point de vue unique permet à chacun de choisir son propre héros.

Un nouveau chapitre est posté toutes les deux semaines, le site est tenu par mes mains inexpertes mais enthousiastes… Si vous y faites un tour, j’espère que l’histoire vous plaira. Que ce soit le cas ou non, j’accueille plus que volontiers tous les commentaires, en espérant que ceux-ci m’aideront à progresser ^^

Lien vers mon site : :)

08 aoû 2009

Coup de coeur à MyTikka

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MyTikka, c’est une boutique en ligne de housses pour notebooks, téléphones, lecteurs mp3, trousses à maquillage, doudous, petites pochettes fourre-tout, etc. etc. Oui, et alors ? me direz-vous. Alors, MyTikka n’est pas une simple boutique avec des accessoires fabriqués en Chine par des gosses payés 50 centimes à la journée, tous les articles vendus sont fabriqués par les mains talentueuses de Candice, la créatrice qui se cache derrière le label MyTikka.

Découverte sur un blog consacré aux netbooks, cette boutique m’a tout de suite emballée. J’étais intéressée par une housse pour mon acer aspire one (aka “le bébé ordinateur”), et après environ 5 secondes d’hésitation, j’ai craqué :) J’hésitais entre deux modèles : le modèle Geisha, et le modèle Bambou. J’adorais les motifs du tissu utilisé pour Geisha, et l’idée de la housse réversible Bambou m’a conquise. J’ai donc pris contact avec Candice, qui m’a proposé une housse customisée : réversible comme la housse Bambou, avec d’un côté Geisha, de l’autre, Bambou noir et rouge. Quelques jours après, j’avais ma housse !

Je l’ai aussitôt essayée, évidemment :) L’ordinateur rentre pile poil dedans, il est très bien protégé par le tissu rembourré, les finitions sont parfaites, le design est magnifique. Bref, pour un prix que j’estime plus que raisonnable compte tenu de l’achat du tissu et du temps passé pour la fabrication de la housse (en plus, les frais de port sont offerts en France métropolitaine), j’ai une housse magnifique, beaucoup plus originale que la housse Acer que j’avais achetée pour mon netbook (et pour un prix à peine inférieur au prix de ma housse customisée et faite à la main).

Je l’ai depuis une semaine, j’en suis vraiment très très contente, et si vous aussi vous voulez une housse originale, je ne peux que vous conseiller d’aller faire un tour sur la boutique MyTikka !!! (et n’hésitez pas à aller voir les autres créations !)

Les photos de la housse (et du bébé ordinateur, tant qu’à faire :)) :

Et si vous n’êtes toujours pas convaincus, allez voir la petite présentation faite par l’excellent site Blogeee, où vous trouverez des photos et des vidéos.

La boutique MyTikka : MyTikkaShop

21 juin 2009

De la lecture !

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Le 8ème roman de mon amie Anna Galore est disponible en téléchargement gratuit depuis ce matin. Intitulé “La veuve obscure”, il est le deuxième tome de sa troisième trilogie “le très lumineux secret”.

Sur son site, vous pourrez trouver les deux premières trilogies en intégralité (avec la possibilité de commander la deuxième trilogie au format papier).

N’hésitez pas, les romans d’Anna sont envoûtants et passionnants !

Le site d’Anna Galore, où vous pourrez télécharger ses romans.

19 juin 2009

La Nuit de l’Ecriture

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Je voulais en parler déjà hier, mais je me suis laissée submerger par les trucs à faire, et ça m’est sorti de la tête. Ce soir, Gaby a organisé une nouvelle “nuit de l’écriture”. Le principe : écrire 10′000 mots entre 21h30 et 4h00 du matin. Le slogan : écrire ou dormir, il faut choisir.

Continuer un projet, en commencer un nouveau, libre à vous de décider. Et si on ne parvient pas à faire les 10′000 mots (je sais par exemple que j’en suis incapable, mon maxi est 8′000 mots en 12h), ce n’est pas grave, l’important, c’est de participer et d’avancer un peu.

Gaby a également créé un forum pour cet événement et ses futures cessions : le forum.

On s’y retrouve ce soir ? :)

15 juin 2009

Bouquinades, Marseille, 12-14 juin 2009

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Capitale européenne de la culture 2013, Marseille se doit d’assumer sa future réputation. Ce qui aurait pu laisser présager un festival du livre d’excellente qualité, surtout qu’il s’agissait de la première édition dudit festival, raison de plus pour faire bonne impression. Deux mois auparavant, certains articles sur internet semblaient annoncer un grand salon, le pendant marseillais du salon de Paris, des centaines d’invités, un festival incontournable… Ce qui a sans doute poussé les organisateurs à chercher tout de suite à écraser la concurrence, en choisissant précisément les dates du festival du livre de Nice. A ce moment-là, ce dernier semblait compromis, en raison de la fermeture du Panorama du Livre, la chaîne de librairies responsable de son organisation.

Pour toutes ces raisons, nous nous attendions à une communication massive autour de l’événement, mais au fil du temps, aucune information ne transparaissait sur aucun support, sinon sur le “site” des bouquinades (qui est en fait un simple blog sans aucune qualité graphique, sans aucune visilibité sur le net, doté d’une navigation digne des sites geocities du début des années 90, sans même parler des jeux de mots aussi saisissants et imprévisibles que le surprenant “yes we cane… bière” (sans doute en référence au grand axe de Marseille du même nom, mais nous ne sommes sûres de rien, car en matière de festival, la seule manifestation présente sur la Canebière était celle de la CGT et des services sociaux (sympas, les drapeaux et la musique !))).

La veille du samedi (journée phare du festival), nous cherchons des compléments d’information sur le blog des Bouquinades, mais en sommes finalement réduites à étendre notre recherche à tout le net afin de dénicher les horaires et les lieux des dédicaces, contradictoires et différents selon chaque site consulté. Apparemment, les informations données il y a plusieurs mois laissaient envisager de très nombreux auteurs et un festival riche en événements. Nous nous rendons rapidement compte que les auteurs sont au nombre impressionnant de 14. (quatorze. Non, ce n’est un oubli, il n’y a pas de 0 après le 14 !) Les éditeurs, théoriquement au nombre de 4 (2+2), physiquement au nombre de 0 (zéro), ont donc brillé par leur absence (ou pas, en tout cas, on ne les a pas trouvés).

Samedi en début d’après-midi, nous prenons le TER à destination de Marseille-Saint-Charles. Puis le métro, direction le Vieux Port. Dès la sortie de la bouche de métro, nous n’en croyons pas nos yeux. La Canebière est submergée par une horde de touristes, mêlés aux… militants de la CGT ! Aucune affiche sur les murs, aucune pancarte, aucune publicité pour un quelconque festival du livre. Nous sommes-nous trompées de ville ou de festival ? Selon certains horaires, quelques auteurs devraient se trouver en dédicace à la FNAC. Nous nous y rendons, pour découvrir une FNAC bondée comme un samedi après-midi sur la Canebière, deux personnes à l’entrée qui veulent absolument nous forcer à écrire nos rêves sur des papiers (lesquels seront ensuite jetés dans la nature. Beau geste écologique. Si lire Maxime Chattam peut sauver des bébés phoques, ce n’est pas le cas du lancer de papiers), et quelques écrivains, apparemment les seuls survivants du terrible périple TGV Paris-Marseille. L’avantage, c’est qu’il n’y a aucune attente pour les dédicaces.

Cinq minutes et un lâcher de chevelure de rêve plus tard, Vanessa se lance sur Maxime Chattam pour lui faire dédicacer les deux livres de poche achetés une demi-heure plus tôt d’occasion chez Gibert (à sa décharge, elle voulait les lire depuis longtemps). Maxime est très sympathique, très accessible, ce qui rattrape un peu (mais seulement un peu) le désastre organisationnel de ce festival. D’autres auteurs étaient prévus aussi, et ont annulés. Sans compter que les horaires changeaient de minute en minute.

Le programme papier (véritable catastrophe graphique) n’était disponible que dans les librairies participantes (et encore, nous ne l’avons vu que chez Gibert !), et là encore, les horaires ne correspondaient pas forcément à la réalité. Nous décidons malgré tout de nous rendre à la librairie Maupetit, où un autre “happening” se prépare, à savoir une séance de dédicace donnée par cinq autres auteurs, donc un qui a sans doute préféré profiter du train de 17h. Nous informons nous-mêmes les quelques personnes qui attendaient cet auteur-ci. La librairie Maupetit a fait l’effort d’imprimer la liste des auteurs sur une feuille blanche A4 sans aucune mise en forme et en noir et blanc et de la placarder sur la porte coulissante, juste en dessous des affiches de Millénium en format A3 et de diverses autres publicités pour des auteurs ou des livres qui n’avaient rien à voir avec les Bouquinades.

Malgré l’absence cruelle de visiteurs et l’attente infernale de deux minutes maximum pour chaque dédicace, les auteurs n’ont pas tous jugé nécessaire de discuter avec les gens qui s’étaient déplacés (parfois sur plusieurs centaines de kilomètres) pour venir les voir.

En toute objectivité, la seule chose qui sauve ce festival est sa gratuité, ce qui le place tout de même loin derrière le salon du livre de Lyon, son entrée à 2€ (avec toute sortie définitive) et son ambiance pourrie.

Heureusement, nous avions le soutien de la Brasserie du Port, de son thé frappé, des navettes fleur d’oranger du marché, et nous avons pu admirer la girafe en papier de 4 mètres selon les organisateurs (et de 3 mètres sur certains sites moins impliqués). Malgré la présence refroidissante de ce festival fantôme, nous avons passé un agréable après-midi au soleil !

Le point positif, c’est qu’un tel désastre lors d’une première édition laisse énormément de marge à l’amélioration (si toutefois les auteurs, refroidis par l’absence de communication et l’incapacité apparente des organisateurs à se mettre d’accord sur les horaires, entre autres choses, décident de redonner une chance aux Bouquinades).

PS : il est évident que cet article ne reflète que notre vision subjective de cet événement.

Les quelques photos :

Un article de Cécile Duquenne et Vanessa du Frat.

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14 mai 2009

Le métier de correcteur : troisième partie

Publié sur Les Enfants de l'Ô. Merci de laisser vos commentaires sur le blog principal.

QUI SONT LES CLIENTS OU LES EMPLOYEURS D’UN CORRECTEUR ?

- les maisons d’édition
- de plus en plus souvent, les auteurs eux-mêmes, car ils veulent mettre toutes les chances de leurs côtés pour être publiés et veulent présenter un manuscrit « propre »
- les agences de Com
- les journaux, revues, magazines et par extension, tout ce qui est imprimé, tout texte destiné à être publié et diffusé : revues, brochures, plaquettes, rapports divers, guides, mémoires, discours en tout genre, conférences, presse, livres, scénarii, pages internet, etc. afin que la pensée de leurs auteurs soit toujours exprimée le plus clairement possible avec toute la précision de fond souhaitable.

COMMENT DEVENIR CORRECTEUR ?

Il n’existe pas de diplôme spécifique. Il est recommandé toutefois de suivre un stage de formation proposé par un organisme spécialisé. Le niveau minimum exigé est le bac, mais les stagiaires ont couramment un niveau bac + 2 à bac + 4.

FORMACOM — 19, Rue Honoré d’Estienne d’Orves — 93500 PANTIN
Site web : formacom.org

CENTRE D’ÉCRITURE & DE COMMUNICATION — 6, Rue Laplace — 75005 PARIS
(Possibilité de cours par correspondance)
Site web : centreec.com

ÉVOLUTION POSSIBLE

À condition de maîtriser parfaitement la langue française, la réécriture et la rédaction, vous pouvez évoluer vers des métiers proches, tels que secrétaire de rédaction ou assistant d’édition. Vous pouvez également exercer dans la presse, en agence de communication ou en imprimerie.

12 mai 2009

Le métier de correcteur - deuxième partie

Publié sur Les Enfants de l'Ô. Merci de laisser vos commentaires sur le blog principal.

LE SALAIRE D’UN CORRECTEUR

La correction est payée en fonction de la longueur du texte corrigé, calculée en nombre de signes, une page correspondant selon le Syndicat des correcteurs à 1500 signes.

(* Référence officielle d’une page : format A4 – environ 25 lignes de 60 signes [ponctuation et espaces comprises – hé oui, espace en orthotypographie est du genre féminin] – police de 10 – Verdana – interlignages 1,5 – marges de 3 cm.)
Néanmoins, il est difficile de répondre à une telle question sans connaître la nature exacte du travail. Le travail de correction est tellement varié et complexe, qu’il n’existe pas de « grille de prix ». Le correcteur travaille sur devis.

Par ailleurs, il faut tenir compte aussi du moment auquel on intervient sur le texte. Est-ce une correction en 1re – ce qu’on appelle aussi la préparation de copie, ou en seconde ?
La première étape concerne la relecture de textes dactylographiés voire plus rarement, de manuscrits, la correction grammaticale, les fautes d’orthographe, l’élimination des coquilles qui se glissent malencontreusement dans les textes et la correction de la syntaxe, de style ainsi que des oublis.
Puis viennent les corrections typographiques qui sont des annotations techniques concernant le document à mettre en page destiné au « graphiste exécutif » : choix des polices de caractère (texte, titres…), graisse des caractères, position des titres, corps des caractères, portion de texte en italique, soulignement, indice, nombre et largeurs de colonnes par page, marges à gauche, à droite, justifications (centré à gauche, à droite, au milieu), tabulations, texte en drapeau appuyé à gauche, appuyé à droite, segments de paragraphe, saut de ligne, retour à la ligne, retraits de paragraphes ou de la première ligne de paragraphe, lettrines au départ du texte, espacement des caractères, espacement des lignes (interlignage), etc. Tous ces choix ont déjà été prédéfinis au préalable par votre « employeur », vous n’avez qu’à les appliquer à bon escient au texte brut.
Enfin, la correction en seconde : lors du tirage de l’épreuve avant l’impression finale, le correcteur intervient directement sur les épreuves de composition déjà mises en page. Il repère et localise les dernières fautes, les erreurs, les défauts de mise en page suivant des indications précises. Une nouvelle relecture peut être jugée indispensable, après la prise en compte de vos indications et des retouches d’auteurs : c’est ce qu’on appelle la « révision ». C’est en général, la dernière correction avant le passage en imprimerie. Néanmoins, sur des documents importants (textes officiels, administratifs, de contrats, de règlementations, d’avertissement légal…) et sur les textes de prestigieuses maisons d’édition, une troisième lecture peut être utile et reconduite. Aucune erreur ne doit alors vous échapper.
Il arrive aussi qu’il soit nécessaire qu’un texte, qui n’est pas écrit par un professionnel, soit complètement réécrit, on parle alors de « rewriting » — de réécriture, c’est mieux. Il s’agit dans ce cas de refaçonner l’écrit, de le restructurer pour une meilleure compréhension. Le correcteur doit, dans ce cas précis, faire preuve d’un certain niveau littéraire, car il ne conserve que les idées pour la réécriture finale.
En résumé, et en fonction de la catégorie du travail demandé, les bases de calcul sont les suivantes :
-    en préparation de copie : environ 5 à 7000 signes à l’heure
-    en première lecture de correction de copie : 12 à 15 000 signes
-    en seconde lecture de révision de copie : environ 20 000 signes
-    en troisième lecture : cela varie fortement, il s’agit de textes importants et un travail qualitatif de correction s’impose.
-
Tous ces critères entrent donc en ligne de compte pour établir un devis. Au vu de tous ces éléments, il convient alors de déterminer si vous souhaitez être payé au signe (entre 1,80 et 2,50, les 1500 signes) ou à l’heure. Dans ce dernier cas, c’est votre rythme de travail qui déterminera la tarification (on peut compter autour de 14 à 20 € de l’heure, plus s’il s’agit de réécriture). D’autres, par contre, préfèrent se faire payer au mot.

Est-il donc encore nécessaire de le rappeler ? Être correcteur est véritablement un vrai métier. On ne peut pas s’improviser correcteur du jour au lendemain, sauf à rendre service à une amie de temps en temps. Par ailleurs, pour exercer cette activité, il faut impérativement être méticuleux, vif, concentré sur les textes à lire et posséder un œil aiguisé pour ne rien laisser passer, avoir un goût certain pour la lecture voire un amour pour la langue française et ses subtilités, être patient, et bien entendu avoir une maîtrise dans les moindres détails du code orthotypographique.

08 mai 2009

Le métier de correcteur

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QU’EST-CE QU’UN CORRECTEUR ?

Afin que la pensée des auteurs soit exprimée le plus clairement possible avec toute la précision de fond souhaitable, le correcteur met à la disposition du client ses connaissances et ses capacités rédactionnelles, mais surtout il exerce un rôle de « lecteur critique ».

Les fautes de frappe, les orthographes défectueuses, les interversions de lettres, les inattentions sont courantes : mieux vaut être « rémunéré » que « rénuméré », « le pinot d’Alsace » et le « pineau des Charentes » sont tous deux à consommer avec modération ! Et que dire d’une belle voiture d’un jaune rutilant (ne serait-ce pas plutôt rouge ?) Sommes-nous à côté d’un terrain pétrolier (ou pétrolifère ?)…
Il n’est pas toujours facile d’éviter les paronymes (à ne pas confondre avec les patronymes !) Collision et collusion/éminent et imminent/éruption et irruption…, les homonymes (cours/court/cour et courre…), les pléonasmes (importer de l’étranger/monopole exclusif/dunes de sable…) ou bien encore les redondances (je l’ai vu de mes yeux/le voisin d’à-côté/monter en haut/le moindre petit…).
Mais le correcteur traque toutes les fautes, tant grammaticales, orthographiques, syntaxiques que lexicales et assure ensuite une présentation typographique de qualité en s’appuyant sur les règles en usage à l’Imprimerie Nationale. Être « bon » en français n’est donc pas suffisant, le rôle du relecteur va largement au-delà. Il intervient également sur le choix des polices et des corps de caractères, la mise en page (positionnement des titres, alignement, colonnes, justifications des paragraphes, interlignages), l’utilisation de l’italique, des majuscules (exemple : habiter dans l’Est ou dans l’est de la France), des abréviations, des symboles, des mots étrangers…
Dépourvu de signes de ponctuation, un texte sera le plus souvent inintelligible, incompréhensible, et fourmillera d’ambiguïtés.

« Je trouve obscène le texte dépourvu de ponctuation : il étale lourdement sur la page l’épaisseur encombrante du langage, enveloppé dans sa graisse, incapable de se mouvoir. Il suffit de quelques virgules et de quelques points pour que cette masse adipeuse retrouve ses ligaments, ses attaches, qu’elle se soulève et se promène, vêtue d’une espèce de gaze qui l’allège et la sublime. » (Jean-Michel Maulpoix, « Éloge de la ponctuation »)

Un bon usage, ne serait-ce que de la virgule, peut modifier le sens d’une phrase. À l’inverse, mal utilisé, il peut aboutir à une absurdité, voire une amphibologie.
« La célèbre chanteuse Édith Piaf n’est pas morte comme on l’a dit… » S’agit-il de remettre en cause le décès de l’artiste ou les circonstances de sa mort ?
Ou encore : « J’ai loué un bateau avec marin bien équipé. » (Ho ! vraiment ?)
« Il a renversé un jeune motard qui a eu les jambes broyées et s’est enfui. » (Phénoménal, non ?)
La même remarque peut être faite avec les épithètes qui changent absolument le sens d’une expression ou d’une phrase selon qu’ils sont placés devant ou après le nom qu’ils qualifiaient. Nous préférons donc rencontrer « un beau vieux » plutôt qu’un « vieux beau » et je veux qu’elle mette sa « propre jupe » et non sa « jupe propre ».
Vous l’aurez compris, être correcteur est un vrai métier et grâce à lui, vous y gagnerez aussi en crédibilité, car vos écrits seront le miroir de votre réussite. Votre image de marque en sera renforcée. Le poids de vos mots pèsera dans la balance de votre force de persuasion.
« L’orthographe est la politesse de la langue » disait Jean Guéhenno (académicien et critique littéraire français.)

A suivre bientôt : le salaire d’un correcteur et les possibilités d’emploi.

19 avr 2009

Dolls

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Certains d’entre vous connaissent sûrement ces petits personnages en pixelart fait sur des bases existantes, appelés dolls. Je me suis amusée avec le doll-maker d’une copine, que je vous invite d’ailleurs à visiter, car c’est de l’excellent travail et ça vaut la peine : Lunaii.

J’ai passé un bon petit moment à faire en dolls les personnages des Enfants de l’Ô. Saurez-vous les identifier ? L’identité de certains est évidente, et pour d’autres, vous allez bien galérer, je pense :) (oui, j’ai un fond sadique…). La première partie est difficile, la deuxième partie est carrément plus dure (personnages mentionnés ou apparus une ou deux fois. C’est déjà un indice !). La troisième partie, c’est simplement un petit spoiler de personnages à venir. J’aurais pu en mettre bien davantage, mais bon, on ne va pas surcharger, et il faut quand même laisser la surprise !

Je suis désolée, je ne les ai pas numérotés (c’était trop chiant sous photoshop), mais on va faire simple : en partant de 1, en commençant en haut à gauche, dans le sens de lecture. (donc, première ligne, 1, 2, 3 et 4, deuxième ligne, 5, 6, 7 et 8, etc.)

A vos marques, prêts, partez !!! (il n’y a rien à gagner, c’est juste pour le fun ^^) Et un grand merci à Meririm pour son super doll-maker !

Les personnages des Enfants de l'Ô

05 avr 2009

Jeu concours Alice au Pays des Morts

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Participer à une anthologie illustrée est toujours un événement dans la vie d’un auteur. Cela m’a donné l’idée d’imaginer un jeu concours qui permettrait de lier plusieurs blogs et sites de news au travers du net. L’idée : retrouver les dix autres fausses couvertures Alice au Pays des Morts, en plus de celle figurant ci-dessous. Mais je n’en dis pas plus, lisez plutôt ce qui suit…

La mort armée de sa faux conduisant Alice sur un chemin dallé, un homme entrouvrant un cercueil de l’intérieur sur fond de tête de mort, un grand escogriffe s’envolant pour reconquérir son GPS, une barque avançant dans une brume mordorée, une jeune femme hantée par une série de visages et sanglée à un établi, la main en forme d’île de quelque géant, une fillette et son nounours confrontés à un zombie à l’entrée d’un caveau, Alice tendant la main vers un fantôme au sortir de son cercueil, Alice à l’intérieur d’un miroir entouré de personnages de contes de fées, un homme frappé de terreur au pied du portrait d’un prêtre, un spectre offrant une confiserie… Onze images de couverture Alice au pays des morts ont été disséminées sur différents sites de news, blogs et forum sur Internet. Onze fausses couvertures, chacune différentes et réalisées par l’illustrateur Tom Robberts. Onze illustrations qu’il vous faudra découvrir, télécharger et renvoyer à l’adresse alice@babelpocket.fr Le gagnant recevra un exemplaire d’Alice au Pays des Morts en couleur.

Vous pouvez vous faire une idée de l’apparence des fausses couvertures en allant sur le site : http://fr.calameo.com/read/0000142337d78bb5cf152

30 mar 2009

Souscription anthologie fantastique : Alice au Pays des Morts

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Avec le printemps, les souscriptions éclosent ! Alice au Pays des Morts, c’est onze nouvelles sur le thème du fantastique, illustrées en couleur pour la version en souscription jusqu’au 30 avril 2009 et en noir et blanc pour la version d’ores et déjà en vente sur le site lulu. Un véritable travail d’équipe : l’initiateur de ce projet ambitieux, L.V. Cervera Merino, a réalisé la sélection des textes et a assumé la direction littéraire, la majeure partie des corrections ainsi que le choix de la maquette. Tom Robberts, le talentueux illustrateur, a réalisé, non seulement l’illustration de couverture, mais aussi celles qui font l’ouverture de chaque nouvelle. Pas moins de trois auteurs, dont deux ayant participé à l’anthologie, sont venus prêter main forte pour les corrections. La maquette a été améliorée au fil d’échanges entre deux des membres de la valeureuse équipe, et il a été décidé de demander deux ISBN afin de permettre un meilleur référencement des différentes versions l’oeuvre, ce qui impliquait que l’un des auteurs endosse la fonction d’éditeur.

Vous trouverez le recueil dans sa version noir et blanc à l’adresse suivante : http://stores.lulu.com/Aliceaupaysdesmorts

Couverture d'Alice au Pays des morts réalisée par Tom Robberts
La version imprimée couleur, quant à elle, est en souscription sur le site Babelpocket à cette page : http://eml.guillot.free.fr/cariboost1/crbst_96.html jusqu’au 30 avril 2009… à un prix à peine supérieur frais de port compris à la version noir et blanc ! Pour juger du résultat, vous pouvez feuilleter le recueil en ligne sur le site Calameo : http://fr.calameo.com/books/0000142337d78bb5cf152

Quatrième de couverture :

D’un au-delà passablement perturbé à l’Ile des illusions, d’un quotidien apparemment sans histoire, recelant pourtant l’innommable, à un mystérieux hôpital tenu par des enfants, du caveau d’un cimetière à une maison de retraite peuplée de vieillards des plus étranges, de la ville enchantée de Megelith à la Nature chatoyante et odorante, d’une terrifiante nécropole à un magnifique coucher de soleil sur la rivière Isis, en passant par une grande maison aussi ancienne que sont ténébreux les secrets qu’elle renferme, onze nouvelles délirantes, machiavéliques, inquiétantes, mordantes, merveilleuses ou tendres qui vous feront passer de l’effroi à l’exultation, de la stupeur au dépaysement.

Au sommaire :

- Alice et les couleurs du ciel de Jacques Païonni
- L’Ile des illusions de Maria Lidia Petrulli
- Amour Fou de Frédéric Vasseur
- Lollipop de Tom Robberts
- Je suis mort, et alors ? de Michèle Desmet
- Retrouvailles de Stéphane Thomas
- Grand Pouvoir Séculaire d’Emmanuel Guillot
- Umbrae Anima d’Adam Joffrain
- L’Appel des morts de L.V.Cervera Merino
- La dernière aventure d’Alice de Fabrice Chotin
- Stryges de Stéphane Bouvet

220 pages format A5

Couverture et illustrations internes : Tom Robberts

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