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20 mai 2012

Besoin de votre avis

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Je sais, je sais, je ne poste pas souvent… En ce moment, je vous avouerai que je passe un peu par une phase de gros découragement, mais bon. J’attends des réponses pour mon premier tome, et je suis bloquée parce que je ne peux rien commencer tant que je n’ai pas les refus, et pour l’instant, ben… Pas de refus, mais pas de nouvelles non plus. Donc je ne vais pas dire que j’ai hâte de recevoir mes lettres de refus, cela dit j’aimerais bien que ça bouge d’un côté ou de l’autre, histoire que je ne sois pas au point mort avec tous mes projets actuels.

Anyway, ce n’est pas de ça dont je voulais vous parler… Quelqu’un m’a dit, et à raison, que l’inceste présenté dès le départ dans mon roman pouvait choquer les lecteurs et les rebuter (je peux comprendre…). Est-ce que ça vous a dérangé ? A savoir que dans la nouvelle version, il est aussi un peu mieux amené que dans la version actuelle sur le site. Mais là, la personne qui m’a fait la remarque connaît bien la version actuelle, car il s’agit du / de la mystérieu(se)x inconnu(e) qui a bossé avec moi sur la nouvelle version du premier tome.
Je n’ai pas eu l’impression que des lecteurs avaient vraiment été choqués par ça, mais en même temps, je n’en sais rien, car peut-être ne l’ont-ils pas dit, ou peut-être ont-ils arrêté leur lecture à ce moment-là.
En réfléchissant un peu, je me suis dit que je pouvais peut-être dévoiler le lien de parenté de Line et Lúka plus tard dans le roman (voire dans la saga) pour que les lecteurs aient le temps de s’attacher à eux et d’en apprendre davantage sur leur enfance bizarre et traumatisante. Evidemment, pour ceux qui ont lu la version sur le net, ça ne changera rien, vu qu’ils sauront déjà la vérité, mais je pense aux éventuels nouveaux lecteurs.
Vous en pensez quoi ? Bien, pas bien ? Si je fais ça, ça va me demander un changement important mais réalisable et qui ne demande pas du tout la réécriture de tout le bouquin, donc quelque chose de raisonnable. Mais si vous pensez que c’est mieux de laisser comme ça, je ne toucherai rien.

Faut-il dissimuler le lien de parenté entre Line et Lúka et l’annoncer plus tard ?

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27 mar 2012

Non non non, ce blog n’est pas mort ! (l’auteur non plus)

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Oui, je sais, ça fait genre un million d’années que j’ai pas posté (presque 4 mois, pour être précise), mais rien n’avance, en ce moment. J’ai vaguement commencé à réécrire le début du tome 2 dans l’optique d’entamer une correction sérieuse, j’ai tout fait sur des feuilles volantes parce que je n’avais rien d’autre sous la main (je n’avais pas vraiment prévu de tomber en panne sur l’autoroute à 2h30 de train de chez moi è__é), puis j’ai continué dans une salle d’attente, puis le truc a été laissé dans un coin et traîne depuis maintenant au moins trois semaines sans avoir été ouvert (je parle du classeur dans lequel j’ai mis mes notes). Il faudrait que je recopie ce que j’ai écrit, mais existe-t-il quelque chose de moins motivant que de recopier du texte à part faire le ménage ou changer la caisse des chats ?

Donc bon, rien ne se passe… Par contre, très très bonne nouvelle, je me suis remise à penser à mon histoire, ce qui est déjà mieux que ces derniers mois, où c’était un peu le vide intersidéral concernant le tome 8 ou même tout autre tome. Maintenant, j’ai parfois des petites scènes qui me viennent, ou des modifs auxquelles je pense pour du texte déjà écrit. Il ne manque plus que la motivation pour m’y remettre. J’ai avancé un peu mon tome 8 dans le train pour Paris il y a dix jours, mais étant donné qu’il m’a déjà fallu un tiers du trajet pour relire ce que j’avais écrit et me remettre dans le bain (forcément, après… euh… un an… oui, j’ai honte), je n’ai travaillé de manière effective *que* deux heures. En deux heures, j’ai écrit plus qu’en six mois, donc ça va, c’était moyennement productif. J’avais décidé, pour mes histoires en parallèle, de partir sur une et de la terminer, puis en faire une autre et ainsi de suite, et faire le découpage à la fin, mais ma super scène dont j’étais bien fière et qui a résumé l’ensemble de ma productivité de cet automne, eh bien… Je l’ai perdue. Ouais. La clé usb a disparu, pas moyen de remettre la main dessus (et je m’en suis rendu compte 2h avant de partir, évidemment), et j’avais reformaté l’ordi sur lequel était la dernière version du tome 8, certaine que tous mes fichiers étaient de toute manière sur la clé usb… Mais heureusement, j’ai réussi à récupérer mon fichier la semaine dernière, à grand coup d’image disque et de disque virtuel. Bref. Donc tout ça pour dire que l’histoire qui m’inspirait le moins et par laquelle j’avais décidé de commencer pour me forcer un peu (vu que l’histoire qui m’inspirait le plus et que j’avais bien entamée prenait le chemin des feuilletons minables qui passent le matin à la télé, ou des romans à l’eau de rose et qu’il fallait que je me recentre sur ce qui est important, à savoir un truc bien dark avec des persos toujours torturés et malheureux (Et là, ces petits bâtards commençaient à être un peu trop heureux pour moi, là, ça n’allait pas du tout)), je me suis retrouvée avec… ben l’histoire à l’eau de rose, quoi. Mais ça va, le passage “eau de rose” absolument nécessaire (je ne vais pas spoiler, donc je n’en dirai pas plus) prend des allures de machin plus tragique. Je vais bientôt tuer un perso, là, ça va chialer, et miss Line Paso (alias “Line la cousine” comme je la surnomme quand j’en parle pour que les choses soient claires et qu’elle ne soit pas confondue avec l’autre Line (que je surnomme “l’autre Line”… cherchez pas) ou “la petite salope nymphomane”, comme l’ont surnommée certains de mes lecteurs (c’est un peu vache, ça, pauvre gamine)) va tomber de son petit nuage rose où elle se tient en ce moment avec des petits anges qui volent partout et des petites filles en robe bleue avec une sucette (le premier qui me trouve d’où la quote est tirée gagne un cookie virtuel (belle récompense, n’est-ce pas ?).

Donc, en résumé, ça avance un peu. Pas aussi bien que je le voudrais, de loin pas, mais mieux que ces derniers mois, car j’ai retrouvé un semblant de motivation pour continuer l’histoire.

Bon, maintenant que vous avez eu le bilan catastrophique de ce début d’année, il est temps de passer aux choses sérieuses. Le site. Ouais. J’en ai marre de ce site, je ne peux plus le voir en peinture, il a au moins 6 ans si ce n’est pas 7, et il faut vraiment que je le change. Sauf que… Pas d’inspiration (sans blague. Je crois que j’ai eu envie de le changer à peu près un an après sa création, et ça fait donc 6 ans que je cherche l’inspiration sans la trouver). Mon problème principal, c’est que je ne sais pas dans quelle direction partir. Même chose que maintenant, mais un peu plus interactif (autant profiter de CSS3 et d’HTML5), ou un truc complètement différent ? J’ai cherché avec le site actuel à avoir une connotation neutre pour mon bouquin, car soyons honnête (et partons allégrement sur des stéréotypes), si je fais un site orienté SF, je vais perdre une bonne partie du public-cible féminin, et si je fais un site plus orienté “histoires de personnages”, les mecs n’iront même pas ouvrir le truc (je sais que c’est plus subtil en réalité, mais grosso modo, c’est ça). Donc… Je suis piégée. Bon, après, je peux aussi faire un site minimaliste,  genre une page blanche, avec à gauche un bouton “télécharger les tomes”, et à droite un bouton “insultez le webmaster”, mais je ne sais pas pourquoi, je ne suis pas hyper tentée.

Vous avez des idées ? (siouplaît siouplaît siouplaît, dites-moi que vous avez des idées !!! *regard de biche morte*)

(ceci était la personnalité super space de la Ness du milieu de la nuit, qui manque de sommeil mais qui n’arrive pas à dormir. Ne vous inquiétez pas, elle redeviendra plus ou moins normale comme avant demain. Et oui, je me suis éclatée avec le strike. Comment ça le strike ça fait pitié ?)

03 jan 2012

Nouvelles

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Non, je ne suis pas morte ! Du moins, pas encore… En ce moment, c’est un peu la galère. J’ai terminé les corrections de mon tome 1, qui est maintenant parti se faire jeter tenter sa chance auprès des éditeurs (enfin, de trois d’entre eux pour l’instant, et normalement je dois l’envoyer à un quatrième bientôt). Mais voilà, je n’ai pas trop de motivation pour m’attaquer aux corrections du tome 2, et encore moins de motivation pour écrire la suite de mon tome 8…

Je ne sais pas vraiment quel est le problème, peut-être la complexité de l’histoire au niveau de ce tome. Il y a plus de personnages, les histoires se recoupent moins, les personnages ne se rencontrent pas forcément, du coup, c’est un truc que je pourrais (ou devrais) traiter comme plusieurs fils narratifs séparés. J’hésite. Au début, j’ai commencé en écrivant tout dans l’ordre, donc un bout de l’histoire du perso 1, suivi d’un bout de l’histoire du perso 2, etc., la suite du bout de l’histoire du perso 1, la suite du bout de l’histoire du perso 2, … Et je me rends compte que ça me mélange complètement les idées. Je ne sais plus où je m’en suis arrêtée, ce qui s’est passé, ce que savent les persos…

J’ai ensuite décidé de poursuivre un fil narratif en particulier, celui qui m’inspirait le plus, et au final ça tombait un peu dans le soap (moi ça ne me gêne pas, j’aime bien, mais je ne voudrais pas que les lecteurs aient l’impression de lire un Barbara Cartland). J’ai donc switché pour un autre fil narratif, et… pas moyen. Ça. Ne. Veut. Pas. Avancer. Pas d’inspiration, rien. Autant dire qu’ayant épuisé mes deux fils narratifs préférés, j’ai pas super envie d’essayer les autres.

J’ai même fait un plan. Vous vous rendez compte ?! Un plan. Le truc que je ne fais jamais. Il est bien détaillé et tout et tout, et objectivement, l’histoire est vachement plus intéressante que dans les autres tomes, mais… Ça ne passe pas.

Et donc je ne sais plus quoi faire. Et avant que vous ne le suggériez, non, je ne peux pas écrire une autre histoire et laisser celle-là de côté, vous pensez bien que si c’était le cas je l’aurais fait depuis longtemps, pour avoir autre chose à présenter à un éditeur que mon énorme machin.

Snifff… Des suggestions ? :/

Et, au fait, bonne année :)

PS : pour ceux qui suivent les Enfants de l’Ô et qui auraient zappé l’info, le tome 4 est disponible en entier en versions pdf, prc et epub.

13 aoû 2011

Raccourcis clavier et macros utiles pour les correcteurs

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Je me suis simplifié la vie en créant quelques macros et quelques raccourcis clavier que j’utilise pour mes corrections, c’est un gros gain de temps. Du coup, je me suis dit que je pouvais en faire profiter les gens qui ne savent pas forcément comment faire. Petit tutoriel en images :) J’ai Word 2003 sur un PC, je sais que la procédure est similaire pour Word 2004 sur mac (faites attention aux raccourcis clavier que vous utilisez, par contre. Plutôt que “alt”, préférez “ctrl”). Si vous avez une version plus récente de Word, j’imagine que la procédure n’est pas très différente, mais je ne peux pas vous faire de tutoriel, je suis restée sur le 2003, trouvant le 2007 et le 2011 trop pourris.

D’abord, on va créer une macro pour surligner un mot (ou une phrase) en jaune. Cliquez sur les images pour les voir en plus grand.

Première étape de la macro de surlignage en jaune

Deuxième étape de la macro de surlignage en jaune

Troisième étape de la macro de surlignage en jaune

Quatrième étape de la macro de surlignage en jaune

Cinquième étape de la macro de surlignage en jaune

Il vous suffit de répéter cette procédure pour les couleurs que vous souhaitez utiliser. Si vous n’avez pas envie de vous embêter, vous pouvez télécharger mon fichier VisualBasic et l’importer dans votre document par défaut. Cliquez sur alt+F11 quand vous êtes dans Word, ce qui vous ouvrira VisualBasic. Là, vous n’avez qu’à cliquer sur Fichier, puis Importer un fichier, et sélectionner le fichier suivant : corrections visual basic.

Les raccourcis clavier de mon fichier visualbasic sont les suivants :

  • alt+J : surlignage jaune (j’ai dû remplacer alt+Y car j’avais un conflit avec un module de Word, problème que vous n’aurez sûrement pas, mais tant qu’à faire…)
  • alt+P : surlignage rose
  • alt+G : surlignage vert
  • alt+B : surlignage bleu
  • ctrl+H : surlignage dans la couleur par défaut (que vous pouvez changer en haut à gauche) ou dans la couleur que vous utilisez déjà (par exemple si vous avez plusieurs trucs à surligner en rose, vous pouvez soit utiliser alt+P à chaque fois, soit alt+P la première fois puis ctrl+H, ou simplement changer la couleur par défaut du surlignage et utiliser tout le temps ctrl+H).

Maintenant, les raccourcis clavier :

Raccourcis clavier, étape 1

Raccourcis clavier, étape 2

Pour le surlignage par défaut (ctrl+R) :

Raccourcis clavier, surlignage

Pour l’insertion d’un nouveau commentaire :

Raccourcis clavier, commentaire

Faites attention si vous avez Word dans une autre langue que le français, certains raccourcis clavier sont peut-être déjà utilisés.

J’espère que tout marchera comme il faut ! Sinon, au pire, vous aller dans Outils - Macro - Macros… et vous cliquez sur les macros à enlever, puis sur supprimer.

Je sais qu’il y a des fautes de frappe dans les textes des images, mais c’était écrit tout petit sous photoshop et je n’ai pas relu, pas la peine de me le faire remarquer : il manque le “e” à appliquée dans une des images, un “r” en trop dans “sélectionner” et le “e” dans rappellerez. Je n’ai pas l’intention de modifier le texte, de réenregistrer les images et de les réuploader, puis de les modifier dans l’article, j’espère que vous comprendrez…

21 juil 2011

Mémoire de poisson rouge…

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La mémoire de poisson rouge, c’est LE truc à ne pas avoir quand on écrit une grande saga familiale super compliquée qui se déroule sur plusieurs générations. Vous vous rappelez mon post précédent, celui dans lequel je désespérais de trouver une bonne solution pour mes settings temporels ? Figurez-vous qu’en faisant du rangement dans mon appartement, je suis tombée sur une vieille version des Enfants de l’Ô. Un truc qui faisait bien pitié (et non, je ne mettrai pas d’extrait. Cette version, heureusement, n’a jamais été diffusée nulle part !). Sauf que, dans le truc en question, j’avais nommé mes mois. Et là, je me suis souvenue qu’il y a au moins dix ans, j’avais eu le même problème, les mêmes questionnements, et que j’avais créé un calendrier.

Des fois, je me mettrais des baffes. Bref, reste encore le problème des années. Et puis je ne sais pas si je vais garder mon “ancien” calendrier (qui est plutôt simple et pas des masses original vu que j’avais calqué l’année sur l’année astrale, avec les mois qui portaient les noms de signes du zodiaque), ou en faire un nouveau. De toute manière, pour ne pas m’embêter, les mois n’auront pas de noms dans les petits settings temporels en début de chapitre, et je n’utiliserai mon calendrier que de manière purement anecdotique de temps à autre dans le bouquin.

Ah, et j’avais aussi fait une carte de ma planète, avec les continents, la population, le climat, et toute une chronologie. A cette époque, j’étais partie passer 10 mois en Autriche pour un séjour linguistique et je m’ennuyais grave ^^ Maintenant, faudrait m’attacher à une table pendant deux jours avec juste un bloc-note et un crayon pour que je refasse quelque chose du genre…

26 juin 2011

THE Dilemme

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Avec un grand THE et un grand D parce que ça fait déjà plusieurs années que je le traîne, celui-là… Bon, comme vous le savez sûrement, je suis en grande “correction / réécriture partielle” de mon premier tome, et j’ai donc pris en compte les remarques (multiples) de mes lecteurs. Une remarque qui revenait très fréquemment, c’était celle sur la confusion entre les deux époques différentes dans lesquelles le bouquin se déroulait. Évidemment, moi je n’ai jamais trouvé ça confus car au final c’était très simple de s’y retrouver quand on avait compris que le seul perso qui se “déplaçait” entre les deux époques était Lúka, et que les autres restaient gentiment plantés toujours dans la même époque. Bref, je ne suis sans doute pas le bon exemple de lecteur lambda.

J’en viens aux faits… Ma solution à ce problème : donner au début de chaque changement d’époque une date et un lieu, comme ça, plus de confusion possible. Cette solution a été approuvée par plusieurs personnes. Oui, mais…

Mais maintenant se pose THE Dilemme : pour la faire brève (et caricaturer à gros traits car mon bouquin ne parle pas du tout de ça) il y a des gens qui vivent sur la Terre dans mettons une cinquantaine d’années, et d’autres qui vivent sur une autre planète, dans environ 300 ans (ou peut-être 400, ou 500, j’ai pas encore décidé, mais on s’en tape, ça ne change rien au problème). Comme bien souvent dans les grands clichés de la SF (dont je me sers à tour de bras car je préfère me concentrer sur les persos et que le background historique / politique / économique / … , soyons sérieux, j’en ai rien à braire), la nouvelle planète s’est frittée avec la Terre, résultat, les deux sont en guerre, et blablabla et blablabla. Pas original, je sais, mais je cherchais pas à faire original. Avec une histoire aussi compliquée que celle des Enfants de l’Ô, la dernière chose dont j’avais besoin, c’était un monde complexe, un environnement difficile à comprendre, et toutes sortes de choses qui ne servent à rien mais qui rendent l’histoire plus réaliste. Mais comme je ne suis pas Frank Herbert et que je n’ai pas son talent, j’ai un peu zappé tout ça pour me concentrer sur ce qui m’intéressait moi : les personnages.
Alors ces deux planètes se mettent sur la gueule depuis des années, et évidemment, la nouvelle planète a réclamé son indépendance (”and today is our Independence Dayyyyy!!!!” quelqu’un a saisi la référence ? ^^). Et par souci de “tout ce qu’il y avait avant c’était de la merde, créons notre propre monde où tout est mieux que chez les autres”, les habitants ont, sans doute, décidé de le customiser un peu (”et là, on va… dégager les angles !!!”).

J’en arrive au coeur du problème (après avoir perdu sans doute une dizaine de lecteurs potentiels qui ont dû se dire “mais c’est qui cette débile ???”) : au début de chacune de mes époques, donc, je vais mettre une date. Bon, c’est vrai, je pourrais me la jouer grand cliché de la SF, avec un truc à la “0600 ST (standard time) 04/17/2482″, mais je ne sais pas pourquoi, ça me tente moyen. C’est comme les trucs qui se passent dans cinq cents ans avec leurs 350 planètes-colonies peuplées chacune de plusieurs millions d’habitants (”Chers écrivains de SF… Les humains, c’est pas comme les souris, ça vous pond pas 12 bébés toutes les trois semaines”). (oui, je sais, j’ai fait ça moi aussi, mais j’étais jeune)

Donc la date, je la vois plus comme un truc du genre 24 février 2059, qui fait moins “cheap science-fiction” que ce que j’ai mentionné plus haut (là, je vais me faire haïr par les écrivains de SF qui ont fait ça… en même temps, je ne vise personne, je n’ai jamais lu de SF française. J’aurais peut-être dû, du coup). Mais voilà où le bât blesse : pour ma nouvelle planète et ses chers habitants qui étaient si contents de rejeter tout ce qu’il y avait avant, est-il plausible qu’ils gardent les mêmes noms de mois, de jours ? (là vous allez sans doute me faire la réflexion qu’il n’y a pas le même nombre de jours sur ma nouvelle planète, que ce n’est pas possible, etc. Mais en fait, si, à peu de choses près, il y a le même nombre de jours, et même que c’est pas possible et que c’est pour ça que c’est fait exprès, merci aux gens qui ont pensé (et il y en a eu) que c’était juste n’importe quoi et que je n’avais pas réalisé que la probabilité était infime pour qu’un truc comme ça arrive)

J’avoue, je l’ai dit plus haut, je ne lis pas de SF française (c’est sans doute un tort, mais c’est juste que, ben… allez-y, en fait, proposez-moi des bouquins, je serais ravie d’en lire, juste qu’à maintenant je me suis concentrée sur les grands auteurs américains, mais il y a sans doute des auteurs français tout aussi géniaux). Je ne sais donc pas comment ça se passe dans la littérature francophone. Je sais juste que je n’ai pas envie d’un 0600 ST (standard time) 04/17/2482. Par contre, je lis de la fantasy (précision : je corrige de la fantasy, c’est d’ailleurs la seule occasion dans ma vie où je lis de la fantasy car je n’aime pas ça (grosse contradiction, car j’ai beaucoup aimé tous les romans que j’ai corrigés / relus), ce n’est pas trop mon truc. En fait, mon truc, c’est la littérature générale. On dirait pas, comme ça, mais si). Et en fantasy, il y a toujours des super calendriers inventés qui déchirent tout, avec des noms de jours, des noms de mois, des trucs tout le temps très sympas (et souvent aussi des petites notes façon “extrait de bouquin d’histoire du mage Bidule”. J’aime bien, mais ça fait très fantasy. Cela dit c’est un excellent moyen de placer son univers sans saouler le lecteur pendant le récit).

Bon, pour ceux qui ont lu jusque-là (merci !!! Je vous assure que mon bouquin ne ressemble pas à mes notes de blog), THE Dilemme va enfin être dévoilé. Sachant que mon bouquin n’est pas de la fantasy mais de la SF, serait-il plausible que les gens aient inventé un nouveau calendrier pour se détacher de l’ancien régime (toute référence à Napoléon et à ses Brumaire & Co est purement fortuite, évidemment) ? Auquel cas, c’est bon, j’ai un calendrier très cool (merci Lily !!!), j’ai même potentiellement des jours de la semaine très sympas aussi (tomate, pomme de terre, topinambour, fenouil, basilic, chou-fleur… là encore, toute référence au calendrier républicain ne peut-être que fortuite. Bon, je déconne, hein, faut pas charrier. Je vois bien mon perso dire “je viendrai te chercher tomate prochain, mets une belle robe”). Maintenant, le truc, c’est que mon bouquin, justement est : 1. de la SF  2. assez compliqué comme ça  3. une belle déception pour tous les gens qui l’ont lu en pensant que j’avais développé tout un monde, un peu comme Dune.

Mon problème est le suivant : les avis divergent. Certains me disent qu’en effet il serait illogique que les colons aient gardé les noms d’avant, car avec la guerre et tout, on ne peut pas dire que la nostalgie était au rendez-vous et que pour se détacher de cette période sombre, il paraîtrait assez sensé de trouver de nouveaux noms. D’autres me disent (certainement à raison, je suis d’ailleurs assez d’accord) que ce n’est pas utile à l’histoire, et que ça ne sert à rien de compliquer davantage. Je sais, je ne pourrai jamais avoir un truc 100% réaliste ou même logique, mais là, ce truc me pose un problème. Depuis des années. Il m’a fallu 14 ans pour trouver un nom à ma planète (c’est fait !!!), et depuis à peu près 10 ans, j’ai fait mumuse avec des calendriers, des écritures différentes, des conversions pour obtenir l’âge des persos sur différentes planètes qui n’avaient pas le même temps de rotation autour de leur soleil (je ne vous dis qu’une chose : c’est chiant pour l’auteur et incompréhensible pour le lecteur).

Donc voilà, qu’en pensez-vous ? Plutôt 0600 ST (standard time) 04/17/2482, plutôt 17 avril 2482 6h du matin, plutôt 17 Nivôse LXXXII (soyons fous ^^) ? Sachant que si j’invente un calendrier, ça n’aidera pas des masses le lecteur à comprendre le temps qui passe, car qui va lui dire que le mois de la tomate se passe trois mois avant le mois du fenouil ? Et comme je n’ai pas le luxe des extraits de l’autobiographie du Mage Bidule et que je ne me vois pas faire un “attention, voilà la minute science où je prends le lecteur pour un débile et lui montre que j’ai bien fait mon travail de recherche” à la manière d’un écrivain français de SF que nous ne citerons pas, je ne sais pas trop comment m’en sortir… L’ambiance n’est pas trop propice au perso qui va soudain se souvenir que le calendrier de cette planète commence par tel mois, est suivi de tel et tel mois, etc. en plein milieu de l’action.

Conclusion : je fais quoi ?

(et merci d’avoir suivi, il est tard et des fois, le soir, je pète un peu un câble et je fais ma fofolle, ce qui donne des articles de blog un peu… bizarres et allumés)

23 juin 2011

Quand on est obsessionnellement organisé…

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Vanessa m’a gentiment proposé de partager ma méthode de travail il y a quelques mois, alors me voici. :-) J’écris en moyenne 1,5 roman par an et j’alterne littérature générale et fantasy. Je me plais et m’épanouis dans les deux genres. Est-ce qu’on peut trouver mes romans en librairie ? Pas encore. ;-) Je me suis éloignée du milieu éditorial pendant plusieurs années et pendant ce temps, j’ai continué d’écrire (c’est en forgeant, etc.). Beaucoup de choses ont changé depuis cette pause que je me suis imposée pour pouvoir me recentrer. Si je n’ai pas changé de genres d’histoire (mes romans, qu’ils soient contemporains ou fantasy, sont des romans psychologiques : j’exploite à fond les traumatismes et leurs conséquences : de l’agoraphobie à l’amnésie en passant par les troubles alimentaires ou du sommeil), ma plume s’est métamorphosée. Mais une chose n’a pas changé : je continue obsessionellement organisée. Je ne fais pas de plans ou de synopsis avant d’écrire une histoire mais elle ne partira pas dans tous les sens.

Je pars d’une intrigue simple et dès la première page d’un roman, mon héroïne est traumatisée. Mais avant de commencer à écrire, cette héroïne a déjà une vie. Je connais sa personnalité, comment elle réagit, ce qu’elle aime (ou pas), la musique qu’elle écoute. Je connais mes personnages quasiment par cœur. Même Clara (héroïne de mon roman Pour un jour volé au temps), amnésique, dont les réactions ne sont pas liées à sa personnalité mais à sa situation, a un historique précis.
Ensuite, lorsque j’écris, je note absolument tout. Au fur et à mesure que je développe mon histoire, je marque les moments importants et construis ma frise chronologique. De cette façon, je n’ai pas des incohérences qui apparaissent en cours de route. Rien que pour cette raison, je vénère Excel et bénis son inventeur jusqu’à la millième génération.
Pour Pour un jour volé au temps, la chronologie est au jour et à la semaine près. C’est pour cette raison que vous pouvez lire un mercredi 36 février ou vendredi 49 mai (non, ce n’est pas une erreur). Mais c’est le jour de la semaine avec le nombre de semaines passées depuis le « réveil (amnésique) » de Clara. La partie floue (tous les mots-clés) est une sorte de synopsis a posteriori. Si jamais j’ai besoin de présenter un synopsis à un éditeur, il est là, organisé, détaillé.


Ensuite, il y a le feuillet qui concerne les chapitres. J’ai besoin de savoir ce qui se passe dans chaque, qui sont les personnages (absolument tous, du principal à celui qui n’apparaît que dans une ligne).

En 1) le titre de chaque chapitre. Il faut savoir que mes chapitres n’ont jamais de titres sauf pour Clara.
2) Les sous-titres sont en réalité des extraits de mes propres poèmes, traduits pour l’occasion. Oui, la mégalomanie a fait un tour sur elle-même pour le coup. ;-)
3) Ce qu’on sait/découvre à propos de Carla. Elle est amnésique, elle est donc une toile totalement vierge. Le lecteur découvre qui elle est en même temps qu’elle. Ça va de son état, capacités intellectuelles, goûts alimentaires, la musique qu’elle écoute, les livres qu’elle lit…
4) Ce sont les personnages avec nom + âge + profession + lieu de naissance + lieu de résidence + description physique. Parce qu’il faut savoir, un personnage dont on ne connaît pas la couleur des yeux ou des cheveux, ça me frustre (dans mes lectures). Surtout quand je me fais une idée (genre brun aux yeux bleus) et en cours de route, l’auteur décide de dire qu’il est blond aux yeux marron. Ça me bloque, limite, je dois relire le livre pour mieux visualiser (et je déteste relire). Je ne veux pas provoquer cette même frustration chez mes lecteurs.
Le fichier Excel de Clara est un des plus simplifiés et réduits de tous mes documents. Là, tout de suite, je n’oserais pas montrer celui d’Au-delà des Océans. Ce sont deux cousines, l’une a vécu DEUX expériences traumatisantes, souffre de troubles du sommeil (insomnie, cauchemars) et est limite autiste ; l’autre, ce n’est pas tant un traumatisme, mais elle est bloquée dans le temps, devient boulimique et vit la vie comme si c’était un calvaire. Sans compter les 40 membres de la famille que je dois réduire.
Ça va être drôle, je le sens…
(Mais j’adore.)

24 avr 2011

Under pressure

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(oui, je suis fan des Queen)

Bon, pourquoi cette entrée ? Ceux qui me connaissent savent que je suis une fan inconditionnelle de la saga de Jean Auel Earth’s Children (en français : les Enfants de la Terre… oui). Le premier tome de la série est sorti en 1980. Le deuxième en 1982. Le troisième en 1985. Le quatrième en 1990. Je découvre la série en 1995, je n’ai donc *que* sept ans à attendre pour lire le cinquième tome, paru en 2002. Et en 2011, enfin, 31 ans après le début de la saga, Jean Auel publie le sixième (et apparemment dernier) tome de cette série.

J’ai évidemment lu ce roman tant attendu… Déjà, le cinquième m’avait un peu déçue, il ne collait pas vraiment aux quatre premiers, et franchement, le quatrième se terminait d’une manière tout bonnement magnifique qui aurait été parfaite pour clore la saga. J’ai essayé de me tenir éloignée des différentes critiques, mais j’ai fini par céder, pour remarquer que le roman avait été très mal reçu. Déterminée à me faire ma propre opinion, j’ai continué ma lecteur. Et oui, la déception est grande, très très grande… Outre l’attente incroyable pour lire ce bouquin, il y avait le sentiment que ce livre-là était le dernier, que, par conséquent, il devait être aussi bien sinon mieux que les 5 premiers. Et devait, évidemment, terminer cette saga. Je pense qu’il termine aussi bien cette saga que je pourrais terminer les Enfants de l’Ô en arrêtant ma publication, par exemple maintenant, au chapitre 11 du tome 4. Rien de spectaculaire, l’héroïne est laissée en plan et le lecteur a une vague idée de ce qui pourra lui arriver dans un futur proche. J’aurais, à la limite, préféré qu’elle la tue, ou alors qu’elle nous fasse un épilogue à la Harry Potter, genre “vingt ans après…”. Mais non.

Du coup, je suis retournée voir les critiques, et elles sont très très dures. Le sixième tome a 2 étoiles sur Amazon (405 votants) contre 4 et demie pour le premier tome (500 votants). Les lecteurs pètent leur câble un peu partout sur les forums, et je peux les comprendre. Bon, moi je m’étais déjà fait une raison sur les questions que je me posais depuis longtemps car il était évident, au vu de la trame de l’histoire, qu’elles ne pouvaient pas avoir de réponse, et ce n’était pas si dérangeant que ça, mais beaucoup ont été déçus. Ce que je reproche surtout au roman, ce sont les interminables descriptions de peintures des cavernes, l’utilisation trop fréquente (vraiment trop fréquente) des paroles d’un chant (je ne veux pas spoiler, mais le machin fait plusieurs pages, il est donné 3 fois dans son entièreté au cours du roman, et au moins 10 fois en petits bouts, et c’était la même chose dans le tome 5), d’une intrigue peu fournie (bon, là je ne peux pas trop gueuler car l’intrigue de mon bouquin n’est pas très fournie non plus), et surtout, surtout… mais qui a édité ce livre ?!! Les innombrables répétitions, la ponctuation désastreuses, les fautes, les incohérences… Honnêtement, on dirait le premier jet de mon premier tome (et vous savez comment je considère celui-ci).

J’en viens aux faits… Tout ceci m’a fait réfléchir, et m’a mis une pression pas possible. J’ai essayé de me mettre à la place de l’auteur, d’imaginer ce qu’elle avait pu ressentir au vu de l’accueil du tome final (honnêtement, à mon avis et celui d’autres lecteurs, elle ne l’a pas écrit, ni le précédent, en tout cas pas en entier). 31 ans de sa vie passés à écrire, et une dernière impression amère sur le tome final, donc le plus important. J’ai recommandé cette saga à des dizaines et des dizaines de personnes, je ne sais pas si je la recommanderai encore : même si les trois premiers tomes sont excellents, le quatrième commence à battre de l’aile et les deux derniers sont mauvais pour l’un, catastrophique pour l’autre. Je crois que si j’étais Jean Auel, j’irais me pendre (non, mais là je ne plaisante pas, après un accueil pareil pour mon bouquin, vraiment, je me jetterais du haut d’un pont ou je choisirais une autre mort, mais je n’aurais plus trop envie de vivre) à la lecture des critiques.

Du coup, je ressens vraiment la pression, là… je me dis : et si je finis par décevoir les lecteurs ? Et si, un jour, les gens m’insultent sur le net parce que mon bouquin les a déçus ? J’avais déjà la pression après avoir vu le dernier épisode de la série Lost (série que j’avais appréciée pendant les trois premières années et que j’avais regardée ensuite sans grand intérêt juste pour savoir comment les scénaristes allaient se tirer du pétrin où ils s’étaient fourrés, tant il était évident qu’ils fonçaient tête baissée et balançaient des trucs “parce que c’est cool”. J’attendais donc les explications). Ce dernier épisode a été vraiment marquant, dans le sens où la moitié des gens l’ont adoré, et l’autre moitié l’ont détesté. Ceux qui l’ont adoré étaient du genre “oui, c’est vrai, on n’a pas les réponses à la plupart des questions qu’on se posait et il y a plein de trucs illogiques, mais on s’en fout, c’était BEAU !!!”. Moi je faisais partie des autres, évidemment. Je me suis sentie trahie. A ce moment-là, j’avais décidé que je ne ferai pas la même chose à mes lecteurs et que tout serait expliqué en temps voulu (c’était déjà ce que je pensais faire, mais là j’ai été confortée dans cette idée).

Alors voilà, j’ai vraiment la pression… Quand on écrit un one-shot, voire un diptyque ou même une trilogie, j’ai l’impression que ce n’est pas pareil. Moi, si je lis un livre qui me déçoit, ben voilà, tant pis. Si je lis le deuxième tome d’un diptyque et que je ne suis pas satisfaite, je ne suis pas vraiment contente, mais ça passe encore. Avec une trilogie, la pilule est plus dure à passer… Au final, plus il y a de livres avant, plus l’énervement est conséquent si le dernier tome n’est pas à la hauteur. Dans le cas des Enfants de la Terre, je ne sais pas combien ces six tomes représentent de millions de mots (oui, j’ai bien dit millions. Je penche pour 5, je chercherai, ça doit être trouvable quelque part), mais je peux vous dire qu’il y a des centaines d’heures de lecture derrière tout ça (surtout que j’ai lu la saga plusieurs fois, en attendant désespérément la suite). J’ai l’impression amère d’avoir “perdu mon temps”, tout comme quand j’ai regardé Lost (6 saisons, quand même…).

Je sais (je me connais) que la saga des Enfants de l’Ô sera plus longue que celle des Enfants de la Terre. Déjà parce que, selon mes prévisions, il y aura au minimum trois cycles. Et que je me connais. (vous vous souvenez quand je disais “non non, mais il n’y aura qu’un seul tome… (3 mois après) Oui, ok, il y en aura deux, mais c’est tout, hein !!! (etc. etc. les années passent…) Bon, j’admets, il y en aura un septième, mais après c’est fini !!!” ?) Donc imaginez la pression que j’aurai avec le dernier tome ? Genre je porterai sur mes épaules les milliers d’heures que les lecteurs auront passés sur les précédents bouquins ! Leurs attentes seront évidemment très très hautes !

Bref… la pression, quoi. Et vous, ça vous fait ça aussi ? (je sais, personne n’a une espèce de saga-fleuve comme la mienne, mais vous pouvez répondre même si vous n’avez écrit qu’un seul tome, hein !) J’avoue que ça me fait vraiment flipper…

16 avr 2011

Nuage de mots !

Publié sur Les Enfants de l'Ô. Merci de laisser vos commentaires sur le blog principal.

Trouvé par Gaby, ce site génial, Wordle, permet de créer un nuage des mots les plus utilisés dans votre texte. Il y a la possibilité (cochée par défaut) d’ôter les mots les plus courants, pour ne pas se retrouver avec un nuage de “mais”, “et”, “les”, “le”, etc. (le “mais” et le “et”, ce sont mes gros défauts…). On peut changer la police, on peut changer la forme, les couleurs, etc.

Je me suis amusée à faire quelques essais, en particulier un aux couleurs du blog :

Nuage de mots du T1, par Wordle

Mais j’ai aussi fait des essais avec des couleurs un peu moins difficiles à lire :

Nuage de mots, T1, par Wordle

Et j’en avais fait un magnifique, turquoise et chocolat (mes couleurs ^^), avec une police différente, mais comme une cruche j’ai fait une fausse manip et je n’ai pas pu le sauver… snifff… Et vous, ça donne quoi ? (vous pouvez enregistrer votre nuage sur le site, puis poster le lien)

Edit : j’ai refait un turquoise, je ne résiste pas…

Nuage de mots du tome 1, version turquoise !

Magnifique, n’est-ce pas ? J’ai presque envie d’en faire un poster pour mon salon…

Descriptions “subtiles” de personnages

Publié sur Les Enfants de l'Ô. Merci de laisser vos commentaires sur le blog principal.

Il y a un an à peu près, alors que je discutais avec un auteur amateur, nous en sommes venus à parler “descriptions de personnages”. Je lui disais que j’avais un peu de mal à placer la description de mes personnages, étant donné que le roman était écrit du point de vue des personnages, et que ceux qui se connaissaient avant le début de l’histoire n’allaient pas tout d’un coup bloquer sur leur super pote pour le “regarder sous un oeil nouveau” et le décrire. Franchement, c’est vrai que mes descriptions se bornent à peu près à la carrure, la couleur de cheveux, le genre de coiffure, la couleur des yeux.

Cette personne m’a alors répondu qu’il était facile de placer mine de rien dans la narration, même du point de vue d’un personnage, la description d’un autre personnage. Il m’a donné un exemple lamentable, dont il était probablement assez fier (bon, là j’avoue, je suis méchante, peut-être que je l’ai interprété comme lamentable parce que je déteste ce genre de pratique), et j’en ai déduit que j’allais conserver ma manière de décrire mes personnages, avec quelques indices peu à peu, placés de façon logique au cours du roman.

Il y a quelques semaines, j’ai retrouvé sur mon ordi (en cherchant évidemment totalement autre chose, chose que je n’ai pas retrouvée, c’est toujours comme ça) un fichier pdf contenant le roman publié (à compte d’auteur) d’un écrivain que je connais très peu. Cette personne m’avait envoyé son roman, le résumé me paraissait plutôt intéressant, donc j’avais décidé de le lire. Sauf que les mois passant, j’avais oublié l’existence de cette petite merveille qui incita le billet ci-présent. J’ai commencé à lire, et immédiatement, j’ai été assaillie par quantité de petites descriptions soi-disant subtiles des personnages et des lieux. Le style est bon, l’histoire a l’air intéressante, les dialogues sont maîtrisés (bon, je dis ça, mais je n’ai lu que deux chapitres). Si ce roman avait été une vraie daube (croyez-moi, j’en ai lu, des vraies daubes…) j’aurais à peine remarqué ce “détail”, sauf que le texte étant tout à fait lisible, cela m’a sauté aux yeux.

Je ne peux de toute évidence pas citer en exemple le texte de cette personne, ce qui serait cruel et au final pas très juste car ce n’est pas la première fois que je vois ce genre de choses dans les romans, et que ce n’est donc pas particulièrement lié à son roman. J’ai donc décidé de prendre ma plus belle plume (celle qui a un clavier QWERTZ) et de concocter un petit texte pour illustrer mon propos. Il est à noter que, malgré tous mes efforts, je ne suis pas vraiment parvenue à écrire quelque chose d’aussi “bien” que l’original, mais ça suffira pour que vous compreniez de quoi je parle.

En effet, tout l’art de la description consiste à faire passer au lecteur, mine de rien, une certaine image des personnages, des lieux, des ambiances. C’est le fameux show, don’t tell. Quand j’étais gosse, mes descriptions étaient du genre “il y avait un arbre, il était vert, il y avait des pommes rouges sur l’arbre, derrière l’arbre il y avait un étang, dans l’étang il y avait des grenouilles, etc.” (j’exagère, mais vous voyez le principe). Il y aurait eu bien des manières subtiles de faire passer le même message. Dans les Enfants de l’Ô, il y a au final assez peu de descriptions, alors que les descriptions, c’était un peu ma grande passion lorsque j’ai commencé à écrire. J’essaie de suivre au mieux la règle du show, don’t tell, et je pense que ça passe assez bien.

Maintenant, voyons ce qui arrive quand on veut inclure “subtilement” une description de personnages dans une scène, mais qu’on est pressé, et qu’on tient à ce que le lecteur ait une vision précise et détaillée de notre personnage au bout de la troisième page :

Irina ôta sa casquette et déploya dans un mouvement fluide sa longue chevelure blonde. Elle scruta l’horizon de son doux regard bleu, avant de dérouler son mètre soixante-quinze et de se diriger vers la plage. A dix-neuf ans, elle concourait pour le titre de Miss France : ses pommettes hautes — héritage de ses ancêtres slaves —, son nez droit et ses lèvres bien dessinées faisaient d’elle une candidate bien placée pour le titre. Le col de sa chemise mauve était froissé, elle le lissa d’une main fine aux ongles impeccablement vernis.
Un homme venait à sa rencontre. Le vent agitait ses courtes boucles châtain clair, et faisait battre son pantalon de lin couleur taupe contre ses chevilles. Irina lui sourit, dévoilant des dents d’une blancheur éclatante, qui contrastaient avec le rose poudré de son rouge à lèvres. Elle minauda, ferma à demi ses paupières légèrement fardées de bleu pastel. La carrure imposante de l’homme l’impressionna : sa chemise de coton brune moulait ses épaules larges et ses muscles se dessinaient sous le tissu léger.
Un coup de vent fit soudain vaciller la frêle silhouette d’Irina. L’homme saisit sa main pour l’aider à reprendre l’équilibre ; ses cinquante kilos ne pesaient pas lourd contre les bourrasques bretonnes. Elle perdit son regard bleu dans ses grands yeux noisette, apprécia la finesse de ses traits, ses lèvres charnues, sa mâchoire carrée à peine recouverte d’un début de barbe. Consciente de l’avoir dévisagé un peu trop longtemps, elle baissa les yeux sur ses sandales violettes, que le sable commençait à recouvrir, chassé par le vent.

C’est, selon moi, vraiment pourri. Mais croyez-moi, cela reste plus subtil que l’original. Remarquez, l’avantage, c’est qu’au bout de quelques lignes, on a parfaitement identifié Irina : une grande blonde d’un mètre soixante-quinze, plutôt maigre, très jolie, avec un visage typé slave, les yeux bleus. On sait qu’elle se maquille comme une cruche pour aller à la plage, on sait aussi qu’elle aime le violet, qu’elle porte une chemise et des sandalettes. Et surtout — le détail qui tue et sans lequel le lecteur n’aurait pas pu continuer sa lecture une minute de plus sans ressentir un grand vide —, qu’elle prend soin de ses mains et qu’elle porte du vernis à ongles. On a très vite identifié aussi l’inconnu qui vient à sa rencontre : il est grand, baraqué, a les cheveux bouclés, châtain clair, de grands yeux noisette, il est musclé, mal rasé. Il aime apparemment les tons de brun et aime les vêtements légers qui flottent dans le vent.

Bref, c’est l’exemple typique, à mon humble avis, de ce qu’il ne faut pas faire. Je pense qu’il vaut parfois mieux disséminer un peu les descriptions plutôt que de les balancer comme un gros paquet bien ficelé au lecteur, façon “tiens, prends-toi ça dans la face”. Maintenant, je vous déconseille de faire comme moi et de mettre la description de votre personnage principal au milieu du tome 2, les lecteurs peuvent être déconcertés, surtout s’ils ont imaginé un petit blond aux yeux bleus pendant 300 pages et qu’ils se retrouvent avec un grand noiraud aux yeux verts (ne vous inquiétez pas, là encore c’est un exemple, bien évidemment la description “basique” de mon personnage principal était faite tôt dans le roman. Je ne m’étais par contre pas attardée sur son nez droit, ses lèvres charnues, sa barbe de trois jours, etc.).

Si vous aussi vous avez des exemples de descriptions “subtiles” qui ont mal tourné, n’hésitez pas !!!

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